Soutien aux policiers en colère

Publié le 3 Novembre 2016

Soutien aux policiersPartout en France, se multiplient, depuis plusieurs jours, des manifestations et des rassemblements de policiers en colère. Ce ras-le-bol est légitime.

Depuis plusieurs mois, tous les avertisseurs sont au rouge. Jusqu’au plus haut niveau de la hiérarchie, policiers et gendarmes avertissent de la lassitude et de la colère qui montent.

Présent à plusieurs manifestations des policiers, je veux redire tout mon soutien et mon res­pect aux forces de l’ordre qui sont, tous les jours, en première ligne pour défendre notre sécurité et nos libertés.

Policiers, gendarmes et militaires engagés sur le territoire national doivent savoir que les Français et les responsables politiques les soutiennent.

Le manque d’écoute constaté depuis plusieurs années et la baisse des moyens alloués sont en totale contradiction avec les objectifs affichés de lutte contre l’insécurité et le terrorisme islamiste.

Pire encore, c’est le manque de cohérence dans la chaîne pénale qui provoque aujourd’hui ce sentiment d’abandon et de découragement des fonctionnaires de police et des gendarmes.

Multirécidivistes, les délinquants et criminels franchissent progressivement tous les stades de la violence, sans être vraiment condamnés ni incarcérés, bénéficiant systématiquement de remises de peine qui les remettent en liberté.

Huit mois avant l’élection présidentielle – car sentant la tension augmenter –, le gouvernement annonce en catastrophe un grand plan de création de places de prison, alors qu’il avait interrompu l’action énergique de Nicolas Sarkozy pour faire en sorte de régler la situation des 100 000 peines toujours en attente d’exécution.

Il faut regarder les faits : le gouvernement s’est bercé d’illusions laxistes, notamment avec le funeste texte de « réforme pénale » défendu par Mme Tau­bira et que j’ai combattu pied à pied à l’Assemblée nationale en déposant plus de 100 amendements.

Je plaide ainsi pour une modification des règles de légitime défense. La philosophie socialiste ne protège pas nos forces de l’ordre. Il est urgent de changer cela. La force et le respect de l’ordre public doivent revenir aux représentants de la loi. Plus que jamais, la force doit revenir à la loi. La France n’est pas le pays de la loi du plus fort, mais celui de l’État de droit.

 YANNICK MOREAU

les4verites.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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