Violences : le cri d'alarme des policiers

Publié le par LA REDACTION

Violences : le cri d'alarme des policiers

Ce mardi 6 juin, un policier a été attaqué à coups de marteau par un djihadiste, devant la cathédrale Notre-Dame de Paris. Un événement qui rappelle que la menace terroriste plane toujours sur le pays, et en particulier sur les forces de l’ordre, devenues des cibles privilégiées. Dans les colonnes de L’Express, les syndicats de police ont tenu à rappeler les risques  auxquels s’exposent tous les jours les agents de la paix.

“Nous sommes tous sur la défensive, les missions de police sont encore plus prenantes quand on prend en compte ce risque”, a déploré Axel Ronde, de la CGT Police d’Île-de-France. “Nous sommes tous devenus des cibles et les terroristes utilisent des moyens rudimentaires pour nous attaquer, on l'a bien vu mardi: l'assaillant a utilisé un marteau”, a-t-il expliqué. Des dires confirmés par un autre syndicaliste, qui a préféré garder l’anonymat : “On a beau prendre les précautions maximales, on ne peut empêcher un policier en tenue de devenir une cible, si un individu a décidé de s'attaquer à lui. Il n'y a pas de risque zéro”.

Des conditions de travail éreintantes, qui peuvent mener “les policiers à adopter une posture de vigilance permanente” qui peut “à long terme”, “se ressentir sur l’état physique de psychologique de l’institution”, a prévenu Céline Berthon, du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN).

Il y a quelques semaines, les syndicats policiers avaient fait part de leurs exigences au ministère de l’Intérieur. Si certaines de leurs demandes ont été entendues, notamment en ce qui concerne les armes et le matériel de protection, les forces de l’ordre déplorent un parc automobile encore trop restreint.

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