Halte au racket des entrepreneurs !

Publié le par le front anti-Hollande

Une nouvelle fois, un coup rude est porté à l’esprit d’entreprise en pénalisant l’effort et la prise de risque que le versement de dividendes vient récompenser. Réactions :

Aurélien Véron, président du PLD (Parti Libéral Démocrate) :

Le gouvernement ne cesse d’annoncer son amour de l’entreprise. Mais en coulisse, la majorité poursuit son travail de démolition de l’entrepreneuriat français. Un amendement au PLFSS 2015 (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) prévoit d’assujettir dorénavant aux charges sociales les dividendes versés aux dirigeants de SAS ou de SA conservant plus de 50% du capital de leur entreprise. Une nouvelle fois, un coup rude est porté à l’esprit d’entreprise en pénalisant l’effort et la prise de risque que le versement de dividendes vient récompenser.

Si le texte est appliqué en l’état, les dividendes seront soumis à un prélèvement de l’ordre de 60%, qui s’ajoutera à l’impôt sur les sociétés actuel de l’ordre de 33% sur les résultats des entreprises. Il sonne le glas des fleurons français, start-up et entreprises familiales, dont les dirigeants peuvent récompenser leur prise de risque par les dividendes en cas de succès. Le message est clair, il vaut mieux investir dans les œuvres d’art exonérées d’ISF et d’impôt sur les plus-values que dans les entreprises créatrices de valeur et d’emplois.

Le PLD dénonce depuis des années cette fiscalité confiscatoire du capital productif qui punit les entreprises en croissance. Alors que les entrepreneurs restent à la merci de changements de réglementations à l’origine de faillites qui dilapident des années d’investissements. Elle explique la sous-capitalisation de nos PME et la fuite des entrepreneurs vers des cieux où les capitaux abondent. Nous exigeons le retrait immédiat de cet amendement qui pénalisera lourdement l’investissement et l’emploi.

Jérôme Dubus, Conseiller de Paris, secrétaire National de l'UMP en charge de la croissance :

Cette mesure n’a pas d’équivalent en Europe et risque d’alourdir la fiscalité sur les dividendes de 20%. Il s’agit en outre d’une mesure totalement démagogique dont le rendement sera très faible et prise malheureusement avec l’accord du Secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert. Le Gouvernement s’attaque une nouvelle fois à la rémunération du risque pris par l’entrepreneur ce qui ne peut qu’accentuer l’absence de confiance qui prévaut depuis deux ans et demi.

Brice Alzon, secrétaire Général de la Fédération Entrepreneurs de l’UMP :

Cette mesure va clairement décourager toute envie d'entreprendre et toute prise de risque. Les dividendes ne peuvent en aucun cas être considérés comme des salaires. Alors que les entrepreneurs consacrent leur vie, leur énergie et leur temps à créer de la valeur et des emplois, cette nouvelle décision sournoise du gouvernement socialiste est un véritable coup dans les jambes de toutes celles et tous ceux qui soutiennent le développement économique de notre pays.

Bruno Chrétien, président de l'Institut de la protection sociale

C’est un amendement de dernière minute, trouvé par le gouvernement pour faire plaisir à l’aile gauche de la majorité. Il est introduit avec un amateurisme confondant. Aucune étude d’impact sérieuse n’a été menée. Le rendement de cette mesure n’aurait pas dépassé quelques dizaines de millions d’euros.

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