2014 : retour sur l'année politique

Publié le par le front anti-Hollande

2014 : retour sur l'année politique

Que s'est-il passé en 2014 en France ? Retour sur une année plus antilibérale que jamais, entre les nouveaux prélèvements obligatoires, le dirigisme et les contradictions d'un pouvoir socialiste dont l'ampleur du mensonge s'est révélé jour après jour.

On peut vraiment parler d'une année désastreuse pour les français, qui paient plus que jamais le compromis dirigiste appelé Conseil National de la Résistance et ses conséquences. Avec un pays à mi chemin entre 1984 et la ferme des animaux, Orwell mérite d'être nommé Homme de l'Année.

1er janvier 2014 : relèvement du taux normal de la TVA en France de 19,6 % à 20 % et du taux réduit de 7 % à 10 %. L'autre taux réduit à 5,5 % et le taux particulier à 2,1 % restent inchangés même si certaines opérations ont vu leur taux d'imposition modifié.
=> Pourtant, le PS avait fait campagne contre la hausse de la TVA que l'UMP prévoyait. La hausse est passée comme une lettre à la Poste, malgré quelques rares protestations.

9 janvier : le tribunal administratif de Nantes invalide la circulaire du ministère de l’intérieur, autorisant de fait le spectacle de Dieudonné prévu le soir même dans la ville. Manuel Valls saisit alors le juge des référés du Conseil d’État qui rend le jour même (à 18h40) une ordonnance confirmant l'interdiction du spectacle prévu à 20h.
=> Ce genre de décisions, une atteintes aux libertés fondamentales, interdire a priori un spectacles, sur son contenu, et prise de manière aussi rapide, est une quasi première en France. En dehors de quelques personnalités isolées, la gauche reste muette et laisse Manuel Valls agir, prouvant au prochain régime qui n'aimera pas tel ou tel spectacle insultant pour telle ou telle communauté qu'il ne faut pas se géner. Les catholiques, par exemple, qui protestent de manière pacifique contre les oeuvres christianophobes, sauront sans doute s'en souvenir ?

21 janvier : l'Assemblée nationale vote la suppression de l'article 5 de la loi de 1975 sur l'IVG, permettant aux femmes souhaitant avorter de le faire sans être déclarées en état de détresse.
=> Pourtant, Simone Veil, toujours la personnalité politique la plus populaire de France, avait explicitement prévu l'état de détresse.


26 janvier : France apaisée - entre 17 000 personnes (selon la police) et 160 000 (selon les organisateurs de la "marche de la colère") manifestent à Paris contre la politique menée par le gouvernement. Elle regroupe des groupuscules d'horizons divers (Bonnets Rouges, royalistes, nationalistes…). Des affrontements violents opposent les manifestants aux forces de l'ordre. 262 personnes sont interpellées (250 placées en garde à vue).

30 janvier : la CNUCED donne les chiffres de flux d'investissement : les investissements dans notre pays ont chuté de 70% en 2013

3 février 2014 : les socialistes refusent d'assumer la logique du mariage pour tous, et bloquent la légalisation de la GPA en France, dans une volte face dont ils ont le secret.
=> Pourtant, il y a trois arguments logiques qu'ils ne peuvent réfuter : d'une part, le mariage en France ouvre droit à la filiation, donc ouvrir le mariage aux gays était nécessairement ouvrir la filiation aux gays. D'autre part, la GPA existe à l'étranger et certains français y ont recours. L'existence du mariage gay à l'étranger était d'ailleurs un argument pro mariage pour tous. Pourquoi la GPA ne pourrait pas se baser sur le même principe ? Enfin, étant donné que deux hommes ne peuvent avoir d'enfants ensemble (?), l'égalité impose d'ouvrir la GPA.

17 février : le président François Hollande annonce un renforcement du dispositif militaire en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris, les effectifs passeront de 1 600 à 2 000 soldats déployés dans la zone.

1 mars : A trois semaines des municipales, Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris, destitue Hélène Delsol, une militante anti mariage pour tous, de sa tête de liste dans le IIe arrondissement, pour avoir pris sur sa liste le militant libéral Aurélien Véron, et choisit de perdre l'arrondissement en remplaçant Delsol par un militant UMP qui n'habite pas le IIeme.

10 mars : lors d'un diner du CRIF, le président Hollande insulte la mémoire du militaire Abel Chennouf en évoquant les tueries de Toulouse et Montauban en 2012 perpetrées par Mohamed Merah, en validant l'amalgame apparence arabe = musulman. Le père d'Abel Chennouf demande au président Hollande de ne plus évoquer son fils et de cesser la récupération politicienne.

22 mars : le nouvel accord sur l’assurance chômage signé par les partenaires sociaux prévoit la création d’une nouvelle contribution spécifique de solidarité (une taxe) pour les salariés ayant atteint l’âge et la durée d’assurance requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

26 mars : à moins d'une heure de l'heure limite des dépôts des dossiers en préfecture, Nathalie Kosciusko-Morizet tente, sans succès, d'évincer Franck Margain de ses listes, fragilisant sa liste dans le XIIeme arrondissement et achevant de détruire une campagne dans laquelle la gauche parisienne n'a jamais eu à répondre de son bilan (2001-2013) en matière de propreté, de sécurité, de petite enfance, de dettes et de logement.

30 mars : Le deuxième tour des élections municipales se révèle être un désastre pour le Parti Socialiste, qui perd des villes historiquement à gauche. A Paris, les listes PS emmenées par Anne Hidalgo gagnent largement face à celles de Nathalie Kosciusko-Morizet et la candidate socialiste, bien que battue dans le XVeme, devient maire de Paris.

31 mars : En réponse à l'échec du PS aux municipales, Jean-Marc Ayrault présente la démission de son gouvernement. Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, soupçonnée d'avoir menti sur sa déclaration de patrimoine, est écartée lors de la constitution du gouvernement de Manuel Valls qui suit les élections municipales. Deux jours plus tard, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire sur ce dossier. Anne Hidalgo refuse de répondre aux questions sur Yamina Benguigui bien que les accusations de fausse déclaration de patrimoine avaient débuté bien avant les municipales.


18 avril : Aquilino Morelle, conseiller politique de François Hollande, est contraint de démissionner au lendemain de révélations de Mediapart, qui l'accuse d'avoir touché en 2007 12.500 euros d'un laboratoire danois, Lundbeck, alors qu'il était en poste à l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas).

25 mai 2014 : élections Européennes, un triomphe pour le Front National, qui obtient 25.4% des voix, et un forte déception pour les centristes de l'UDI-Modem qui, faute de clarté et de relais du programme clairement fédéraliste et libéral de Guy Verhofstadt, n'obtiennent que 9.4% des voix

De Mai à Août : les jeux, à défaut de pain. Un bon été entre Roland Garros, le Tour de France et la coupe du monde de football au Brésil.

6 juin : commémorations du 70e anniversaire du débarquement de Normandie, à l'occasion desquelles le Président Hollande invite Vladimir Poutine, le président de Russie. On rappellera juste que, si les soviétiques ont bien eu un poids majeur dans la Seconde Guerre Mondiale, le débarquement de Normandie, en 1944, a concerné avant tout les américains et les anglais et marginalement quelques autres nationalités européennes, dont la Pologne, mais certainement pas les soviétiques précédemment alliés des nazis.

19 juin : alors qu'elle n'est pas censée décider seule du sort d'EDF, Ségolène Royal, la ministre de l'environnement, annonce sur BFM TV qu’il n’y aurait pas de hausse des tarifs d’EDF le 1er août. Des personnes bien informées avaient anticipé l'annonce en achetant des produits dérivés en bourse et profitent de la chute de 10% du cours d'EDF. Depuis, au sujet d'une eventuelle enquête pour délit d'initié, c'est le silence radio du coté de l'AMF.


19 juillet : manifestation de soutien à la Palestine organisée par diverses organisations de gauche et d'extrême gauche. La manifestation parisienne est interdite par la préfecture de police en raison des risques, mais elle se tient quand même. Des personnalités politiques, pourtant représentantes de l'Etat, comme le maire Europe Ecologie les Verts du IIeme arrondissement, Jacques Boutault, y participent, en dépit de l'interdiction. Le quartier de Barbès, dans le XVIIIeme arr. devient le théâtre de scènes de guérilla urbaine

1er août : lancement de l'opération Barkhane au Sahel par l'armée française.

4 septembre : Thomas Thévenoud, secrétaire d'État au Commerce extérieur, démissionne de son poste pour s'être soustrait au fisc, neuf jours seulement après sa nomination au sein du gouvernement Valls II. Thomas Thévenoud était le chantre de la lutte anti Cahuzac, et pourfendait les entreprises qui pratiquent l'optimisation fiscale (légale). Thévenoud appuyait toutes les hausses d'impots proposées par le gouvernement ou les députés.

20 septembre : lancement de l'opération Chammal, participation française à la coalition en Irak et en Syrie.

28 octobre : le centre ville de Nantes est ravagé par des antifas, en marge d'une manifestation en hommage à Rémi Fraisse. Moins de 10 personnes sont interpellées malgré des dégats pour plus d'un million d'euros.

3 novembre : le parlement crée une surtaxe d'habitation de 20% sur les résidences secondaires.

21 novembre : Kader Arif, secrétaire d'Etat chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, démissionne, deux mois après l'ouverture à Toulouse d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à plusieurs de ses proches.

3 décembre : Faouzi Lamdaoui, ancien chef de cabinet de François Hollande lors de la campagne présidentielle, devenu son conseiller "égalité et diversité", démissionne, suite à sa citation en correctionnelle pour des faits d'"abus de biens sociaux", "blanchiment d'abus de biens sociaux" et "faux et usage de faux".

9 décembre : Un rapport du Sénat américain critique très sévèrement les méthodes de torture de la CIA dans le cadre de la guerre contre le terrorisme. Après la publication de ce rapport, le directeur actuel de l'agence de sécurité américaine, John Brennan, qualifie lui-même de «répugnantes» certaines méthodes d'interrogatoire «hors limites». Aucune réaction des médias et politiciens français, si ce n'est pour tomber sur Marine le Pen qui, lors d'une interview, a eu des propos contestables qui semblent rendre hommage à son père. Hollande, qui a déclenché 3 nouvelles guerres pour les Droits de l'Homme, est resté muet, alors que la torture est, parait-il, une atteinte aux Droits de l'Homme.

24 décembre : Yvette Bert, alias "Mamie loto", retraitée de 77 ans qui avait 650 euros par mois de revenus, condamnée à 123 000 euros d'amende pour des lotos caritatifs par la "justice", est décédée. Nous ne l'oublirons pas.

24 décembre : publication du décret d'application de la loi de programmation militaire et notamment de son article 20, qui légalise laBig Brotherisation par les autorités publiques du pays. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

Source : Le Parisien Libéral

Publié dans France, Politique, Gouvernement

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