COMMENT FRANÇOIS HOLLANDE VA VOUS PLUMER EN 2015

Publié le par le front anti-Hollande

Avant les attentats qui ont endeuillé la France, Charles Wyplosz, professeur d'économie internationale, a publié une chronique dans Le Figaro Vox sur l'augmentation des tarifs de services publics. À son analyse, nous pouvons désormais ajouter le financement d'une sécurité maximale pour une durée indéterminée. Le coût est forcément secondaire dans ce genre de situation, mais il faudra payer tout ça un jour. Et c'est bien vous, qui paierez.

Pour Charles Wyplosz, malgré les promesses de non-augmentation des impôts, dont on a déjà vu iciou qu’elles ne reposaient sur rien de réel, en 2015 « vous allez payer plus pour les transports (SNCF, autoroutes, métro-bus, taxis), l’électricité, la poste, sans doute les documents administratifs, et pleins d’autres choses qui sont décidées par le gouvernement. Le matraquage va continuer, par des chemins détournés pas très subtils, et la croissance va rester molle ».

Et la stratégie gouvernementale vis-à-vis de nos poches semble s’expliquer aisément. Le professeur Wyplosz rappelle que « François Hollande joue sur les mots. À l’ENA, on vous explique la différence entre impôts et autres prélèvements obligatoires, et on ne considère pas les prix réglementés comme des prélèvements. Tout ceci se mélange douloureusement dans les porte-monnaie des citoyens qui ne comprennent pas, faute de ne pas être allés à l’ENA. » C’est-à-dire que le gouvernement met en quelque sorte en place une « taxe sur l’ignorance ».

Prenons l’exemple de la SNCF, qui ne peut rien faire sans l’accord du gouvernement : lorsque les tarifs augmentent, pour quelque raison que ce soit, c’est forcément lié à une décision de l’exécutif, etc’est comme si le gouvernement vous taxait directement. « C’est bien une taxe. D’abord, parce que nous n’avons pas le choix, comme pour les impôts. La SNCF reste un monopole pour la quasi-totalité des transports ferroviaires des Français. […] Ensuite, parce que la SNCF fait partie du budget de l’État. S’il y a des pertes, qui donc les comble ? Réduire les pertes c’est alléger les dépenses publiques et avoir besoin de moins d’impôts. […] Il n’y a pas besoin d’avoir fait l’ENA pour le comprendre ».

Le professeur de conclure : « [Tant de Français] se refusent à reconnaître le lien entre les impôts qu’ils payent et les services qu’ils reçoivent. […] Tant qu’il en sera ainsi, François Hollande, tout comme ses prédécesseurs et ses successeurs, fera ce qu’il faut pour trouver de l’argent. La révolte contre les impôts couve ? Pas de problème, on laisse les prix contrôlés déraper. Le taux d’inflation est nul, et pourrait même devenir négatif parce que les entreprises se voient obligées de baisser les prix, mais les billets de train et tout le reste continuent d’augmenter ».

Ajoutons à ce propos que la sécurité renforcée à l’extrême, avec le déclenchement de l’alerte attentat et le déploiement de 10 000 militaires dans tout le pays, suite à l’attaque contre Charlie Hebdo et aux autres attentats, aura forcément des conséquences économiques énormes et un coût pour le contribuable encore difficile à évaluer. Et comme nous l’avons montré précédemment, non seulement le trop d’impôt cause des ravages sur notre économie, mais la France est déjà vice-championne du monde de pression fiscale !

Nous vous proposions d’ailleurs en fin d’année dernière une liste des 10 impôts à supprimer ou baisser en 2015. Malgré la situation exceptionnelle, il s’agit d’une piste à suivre dès maintenant si l’on veut pouvoir diminuer durablement les impôts. Mais pour l’instant le pouvoir actuel emprunte une autre route, et c’est toujours vous qui payez la facture.

Sources : Le Figaro Vox et Les enquêtes du contribuable

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