Consigny : l'union nationale, paravent de l'échec socialiste

Publié le par le front anti-Hollande

Manuel Valls et François Hollande, le couple exécutif (illustration). © WITT/Pool/Maxppp

Manuel Valls et François Hollande, le couple exécutif (illustration). © WITT/Pool/Maxppp

Pendant que la France ressasse ses attentats du début du mois, elle ne se penche pas sur ses vraies difficultés qui n'ont jamais été aussi aiguës.

Par Charles Consigny

Jamais depuis le 11 janvier, François Hollande n'aura pris d'aussi grands airs ; jamais, il ne se sera senti aussi légitime à la fonction qu'il occupe, aussi sûr de son fait, aussi satisfait de lui-même. Cela faisait quarante ans qu'il avait renoncé à tout pour atteindre l'Élysée, son Olympe : depuis qu'il y est parvenu, plus rien ne peut l'atteindre. Le deuxième président socialiste de la Ve République ne connaît pas le doute, ce doute dont Aristote disait qu'il est le début de la sagesse. Nous ne sommes pas, loin de là, gouvernés par des sages.

Sans vergogne, François Hollande a instrumentalisé le massacre de Charlie Hebdo, déclarant notamment que ceux qui le prenaient "pour un charlot" l'aimeraient "comme Charlie". S'offrant un sursis dans l'incroyable dégringolade qu'avait constituée jusque-là son quinquennat, il s'est remplumé dans les sondages au point d'apparaître de nouveau comme un candidat possible à sa réélection. Cherchant à maintenir l'état de grâce inespéré, il a brandi l'union nationale au nom de l'intérêt supérieur du pays. La présidence de François Hollande ne va pourtant pas dans le sens de cet intérêt.

Le problème de la France : le poids du secteur public

Les résultats sont là et ils sont mauvais. Au bout de deux ans et demi de mandat, la gauche ne peut plus les imputer à la majorité précédente. Ce sont les résultats de la politique socialiste. En 2013, l'agence de notation Standard & Poor's a abaissé la note de la France d'un cran, de AA+ à AA, suivie en décembre 2014 de sa concurrente Fitch Ratings. Dans les médias, pas de réaction ou presque ; idem du côté du gouvernement. Quand, sous le mandat de Nicolas Sarkozy, une seule agence avait dégradé la note de la France (tandis qu'une autre la maintenait au plus haut rang), et cela après une crise économique sans précédent, l'ensemble des journalistes, des commentateurs et des responsables politiques s'étaient répandus en amabilités qui visaient à expliquer que c'était une catastrophe démontrant l'échec de la politique de la droite et l'urgence de passer à une politique de gauche. Nous en constatons, aujourd'hui, la performance.

Alors que l'année 2014 s'est soldée par une hausse du chômage plus importante encore qu'en 2013, laquelle était déjà massive (189 100 chômeurs de plus en 2014, soit une augmentation de 14 000 inscrits par rapport à l'année précédente), les socialistes ne peuvent plus se contenter de leurs petites mesures : elles n'ont aucun impact sur la situation du pays, sinon qu'étant insuffisantes elles l'aggravent. Le problème de la France, c'est le poids du secteur public, le poids des charges, le poids des réglementations, le poids des impôts et des taxes, le poids de cette tentation planificatrice qui ne dit pas son nom.

Le problème de la France, c'est que nous sommes un pays où beaucoup trop de gens vivent de l'argent public - de façon directe ou non. Ce système-là étouffe chaque jour un peu plus notre pays, mais il fait le jeu de la gauche, puisque ces personnes n'iront pas mordre la main qui les nourrit ; c'est ainsi que des collectivités territoriales se sont transformées en seigneuries, avec à leur tête les amis de messieurs Hollande, Valls et consorts. Parce qu'ils vivent de ce système qui asphyxie la France, les socialistes ne pourront pas y mettre fin. Ce qui fait la prospérité de la gauche fait la pauvreté des Français. Que ceux-ci disent adieu à celle-là aux prochaines élections, et ce sera déjà un bon début.

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