La gauche s’émerveille de sa médiocrité et y conduit la France en chantant !

Publié le par Le front anti-Hollande

 

Le communisme n’est plus mais la gauche reste elle-même… ineffable de prétention et d’inefficacité !

 

Par Alain Teyssonnière de Gramont   

Depuis dimanche, une joie bruyante irradie de la gauche « dure », la vraie gauche, celle de la gauche de la gauche « molle » ! Cette dernière se réjouit plus sobrement mais éprouve néanmoins avec un peu de gêne car elle sent que cela n’est pas bien, une impression de jouissance paisible. Les « économistes » de gauche à commencer naturellement par le « pas encore Nobel » Piketty et les autres imprécateurs des inégalités, se répandent sur les ondes pour psalmodier leurs incantations à la fin de l’austérité ce qui m’amène à poser deux questions à nos experts : 1. Comment peut-on être économiste, à savoir un analyste aussi objectif que possible de la réalité, et de gauche à savoir un croyant voire un militant d’une idéologique révélation ? et 2. Qu’appellent-ils « austérité » alors qu’on n’en est chez nous pas même à la rigueur et encore moins à la bonne gestion ?

Aussitôt connus les résultats de l’élection grecque, on a entendu la gauche dure chanter les louanges de la Grèce qui montre le chemin du salut à l’Europe, contre les méchants « austères » qui font souffrir le peuple pour le seul profit des riches, contre la « mondialisation » comme s’il n’y avait personne d’autre au monde que nous, contre le capitalisme, contre le libéralisme, etc …

La gauche plus sobre, la gauche molle a envoyé au front ses Macron et ses journalistes économiques qui, plus modérés, se sont empressés de faire la part du « sérieux » qui n’est pas « l’austérité » et du « libéralisme » qui n’est pas la « jungle » même s’il ouvre la voie à toutes les complicités libertaires !

Bref, ils ont repris le refrain avorté de cette ridicule campagne anti-austéritaire du printemps 2013 en espérant cette fois, ouvrir à l’Europe la voie triomphale de la synthèse hollandesque du laisser-aller social, de la non-gestion économique et de la mauvaise gestion financière. Aidé par les interventions de la BCE, la baisse de l’euro et celle du pétrole, Hollande se sera exonéré des décisions qu’il n’avait pas le courage de prendre pour redresser la France et il aura endossé les paillettes du médiateur entre les pauvres du Sud et les profiteurs du Nord, fait la leçon à Mme Merkel et joué les pitres devant les « périphériques » de l’Europe … Il aura ainsi refait le coup de Juillet 2012 lorsqu’il avait prétendu réorienter l’Europe ! Il n’y était pour rien et il n’y est pour rien aujourd’hui … il est seulement le clown adroit qui saisit la balle au bond !

Vanitas vanitatum ! La gauche n’aura rien fait et s’en sera glorifiée ! La gauche s’émerveille de sa médiocrité et y conduit la France en chantant !

La gauche bien-pensante s’apitoie sur les grecs et culpabilise sur notre égoïsme et notre rigidité. « Les grecs montrent le chemin, eux qui ont tant souffert ! » s’exclame-t-on. Certes, ils ont souffert ou plutôt, ils ont fait un gros effort de redressement mais se souvient-on qu’ils n’avaient pas d’Etat, qu’ils ne payaient pas leurs impôts, qu’ils ont largement « truandé » » pour entrer dans la zone euro ? C’est bien eux qui le voulaient, n’est-ce pas ? Se souvient-on que l’Europe entière les y a aidés à ce moment-là et qu’elle est revenue à leur secours lors de la crise de 2010-2012, Nicolas Sarkozy n’étant pas pour rien dans l’heureuse conversion d’Angela Merkel à la solidarité européenne à cette époque ?

Qui était demandeur et qui a sauvé l’autre ? Et maintenant, on voudrait en faire des martyrs, voire des héros et même des justiciers qui vont changer l’Europe et montrer au monde que la gauche a toujours raison contre les réalités-mêmes de ce monde ?

Bien sûr, on les aidera encore une fois mais cette fois, il faudra les faire rentrer définitivement dans le cadre de la démocratie et rendre compatibles leurs ambitions nationales avec les contraintes de l’Europe. Ils ont désormais le choix : jouer le jeu pour rester dans l’euro et devenir des partenaires à part entière dans l’Europe qui se construit … ou en sortir ! La question de savoir quelle Europe on veut, relève d’un autre discours.

Notre belle et bonne gauche fait donc avec les grecs comme elle fait avec les musulmans. Elle s’alarme de l’amalgame !

Bien sûr, les grecs ont souffert mais c’est à eux de montrer qu’ils sont capables de prendre le train de l’Europe. On veut bien les y aider mais ce n’est pas un dû et ce gros effort de solidarité, il faut bien que les grecs le méritent.

De la même manière, les musulmans ne sont pas des jihadistes mais les jihadistes le sont ! C’est pourquoi, éviter « l’amalgame » qui génèrerait bientôt une islamophobie généralisée, implique évidemment que les musulmans à commencer par leurs autorités religieuses, non seulement condamnent sans restriction, sans « taqiya », les tueries du jihadisme et les excès de l’islamisme qui y conduit inexorablement mais aussi qu’ils engagent sans tarder dans les pays d’accueil comme dans le Dar el Islam, la nécessaire et urgente réforme de l’islam.

L’ijtihad et la réforme sont la seule voie possible pour garder le monde en paix et permettre au monde arabo-musulman de revenir dans l’histoire ! Les ‘ulémas et autres responsables religieux savent très bien comment faire pour interpréter les textes et les prêcher sans laisser prédominer par paresse intellectuelle et par facilité, les primitives et très primaires interprétations littérales des textes sacrés !

Même attitude de fausse compassion, d’égalitarisme bébête et de facilité avec les « minorités » que nos belles âmes de gauche qualifient « d’opprimées », minorités ethniques, sexuelles, de « genre » dans lesquelles Mme Taubira inclut maintenant nos « gentils voyous et délinquants », toutes ces minorités maltraitées par notre société d’exploiteurs. On n’en est plus à une « bourdieuserie » de plus ou de moins !

Tout cela est profondément ridicule dans un pays comme la France. Il suffit d’ailleurs, de voir comment se comportent nos bons gauchistes, touristes ou expatriés, quand ils vont à l’étranger, en particulier dans ce monde en développement pour lequel ils débordent de compassion quand ils en parlent à Saint-Germain des Prés avec leurs maîtres à penser mais font preuve aussi de beaucoup de mépris, de paternalisme voire de dureté quand ils y sont ou y travaillent !

La droite et la gauche françaises ont tant compati et octroyé aux immigrés, aux activistes homos ou féministes, aux voyous et aux marginaux tant de droits à tout et n’importe quoi, que beaucoup de français, à tort ou à raison, ont le sentiment de ne plus être chez eux, de ne plus pouvoir dire les choses sans se faire accuser de crime ou délit de lèse-minorité. L’a-normal, le marginal est systématiquement promu comme la nouvelle norme à respecter … et « le bon peuple », exaspéré, va doucement vers le Front National !

Oui, prenez garde Messieurs les bien-pensants de gauche, tous vos rêves risquent de s’évaporer car le peuple, le vrai, ne vous suit plus ! Ce sont les bobos qui ont répondu à votre appel le 11 janvier !

Oui, il va falloir choisir, Messieurs les responsables, les « gentils animateurs » de cette gauche déstructurée, trotskistes ou ex-, staliniens ou ex-, maoïstes ou ex-, gaucho-révolutionnaires de diverses obédience, simples petit-bourgeois bien-pensants, pré-ou post-soixante-huitards embourgeoisés, tous unis dans la même bien-pensance et le même penser-faux issu de cette improbable synthèse qu’ont voulu faire nos intellectuels d’après-guerre entre les marxismes en échec, l’individualisme libertaire et les déterminismes socio-structurels, cette bouillie intellectuelle sans âme et sans ressort dont nos modernes vulgarisateurs, cultureux ou médiatiques, ânonnent les poncifs dans tous leurs livres et media.

Messieurs de la droite, prenez garde de vous laisser contaminer : il ne s’agit pas seulement de penser bien, il faut penser juste et entrer dans l’action … or agir ne se résume pas à des mondanités, cela demande une certaine fermeté en fonction des circonstances, il faudra prendre des risques !

Il faut à la France, une droite forte capable de dire non à la déliquescence politique, économique, sociale, sociétale, sociologique et bien évidemment culturelle de notre société … une droite qui aie le courage de prendre les mesures qui, dans chacun de ces domaines, permette au peuple de reprendre ses esprits, de croire en son avenir, dans celui de la France et au-delà … dans sa capacité à reprendre les rênes d’une Europe encore à construire, une Europe qui, autour de la France et de l’Allemagne, devienne la puissance de référence du 21è siècle.

C’est cela ou disparaître dans les tourbillons du monde qui s’ébauche !

Source : Bien-pensance et penser-faux

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