Analysons les symptômes mais aussi les causes du mécontentement des Français !

Publié le par le front anti-Hollande

Analysons les symptômes mais aussi les causes du mécontentement des Français !

Par Bernard Debré

Les symptômes du résultat des dernières élections départementales sont angoissants et de deux ordres.

D’abord, l’abstention. Elle est massive, près de 50%. La satisfaction de Manuel Valls est malvenue, se contenter du vote d’un électeur sur deux est indigne d’un Premier ministre.

Ensuite, la montée importante du score du Front national. On peut dire ce qu’on veut, le FN a augmenté ses voix de 400 000 par rapport aux élections européennes de mai 2014 alors même que les électeurs de Paris et de Lyon n’étaient pas concernés par le scrutin. Ce symptôme-là est aussi inquiétant.

Le FN est un parti qui surfe sur le mécontentement, l’angoisse et les peurs des Français mais il séduit de plus en plus d’électeurs.

Lorsqu’on connait ces deux symptômes, il ne faut pas, comme les socialistes, ne se concentrer que sur ces deux-là.

L’idée de rendre le vote obligatoire a été évoquée il y a quelques temps. Cette idée provient de François de Rugy, député écologiste et a été reprise en chœur par les socialistes.

Mais nous n’avons pas le droit de ne pas chercher les raisons pour lesquelles les Français ne se déplacent plus pour voter. Déception, mécontentement, défiance, abattement face à la politique. Tout cela est une réalité chez beaucoup de nos concitoyens et crée de l’abstention.

Nier cela, c’est comme si on détectait une septicémie chez un patient et qu’on ne traitait que la fièvre avec du paracétamol sans s’intéresser à la racine du mal. Ce serait une faute médicale.
C’est une faute politique.

Quant à la montée du Front national, lorsqu’on connait ses idées totalement farfelues et psychédéliques sur le plan économique dont une partie provient de l’extrême gauche, elle est regrettable. Mais, on ne doit pas considérer le FN comme une anomalie de la vie politique. Il faut se poser la question de la cause de la séduction qu’il opère chez les électeurs et de son ancrage.

Comprenons alors que la cause de ces deux symptômes est à imputer aussi bien à la droite qu’à la gauche.

Nous ne savons pas, nous ne savons plus, séduire les électeurs et les électrices. Nous avons fait des campagnes présidentielles et législatives en promettant tout et à tout le monde.

La campagne de 2012 a été emblématique lorsque François Hollande a tout promis : fin de chômage, croissance, les socialistes allaient raser gratis ! On a vu de façon éclatante la réalité : c’était de la démagogie, pire, des mensonges.
La campagne de la droite n’a pas été assez bonne non plus puisque Nicolas Sarkozy n’a pas réussi à gagner.

Comment devons-nous faire à l’UMP aujourd’hui ?

Changer d’attitude politique. Ne pas tomber dans la démagogie et le populisme. Nous devons regagner en crédibilité. Il faut admettre que lorsqu’on nous étions au pouvoir, certes nous avons été confrontés à une grave crise économique en 2009, mais les déficits et les impôts ont augmentés, en moindre proportion bien entendu qu’avec les socialistes.

Les socialistes se masquent, quant à eux, la réalité du monde et de l’Europe.

Le deuxième tour des élections, qui aura lieu dimanche, va confirmer la débâcle des socialistes, de Manuel Valls et de François Hollande.
L’UMP va probablement remporter un très grand nombre de départements avec son allié de l’UDI.

Le FN quant à lui va s’enraciner dans les territoires.

A l’UMP nous devrons tout de même réagir.

Certes le changement de nom a l’air d’être important aux yeux de certains. Est-ce vraiment utile alors que nous avons gagné les élections sous cette bannière ?

Ce changement ne doit en aucun cas être un gadget. Il doit être le commencement d’un travail en profondeur de notre famille politique pour reconquérir le pouvoir et sortir le pays de l’impasse dans laquelle l’ont conduit les socialistes depuis trois ans.

Publié dans Départementales, Gauche, UMP, FN

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