La leçon d’économie de Cécile Duflot

Publié le 10 Avril 2015

A sept siècles d’intervalle, Nicolas Flamel et l’ancienne patronne des Verts se sont lancés dans une même quête, celle de la pierre philosophale. Au XIVe siècle, l’alchimiste parisien aurait cherché, des années durant, à transformer les métaux en or. Au XXIe siècle, Cécile Duflot espère aussi découvrir l’impossible.

Par Frédéric Paya

Davantage teintée d’économie, sa quête n’en demeure pas moins utopique : elle désire « trouver le chemin d’une prospérité sans croissance ». Quitte, comme elle l’a indiqué au Mondeau lendemain de la déculottée électorale socialiste, à ce que cela se fasse au prix « d’un changement de modèle ».

Prospérité sans croissance… Depuis 2004, le thème de la décroissance est cher aux écologistes ; ils estiment qu’elle doit être avant tout sélective et équitable. Deux adjectifs qui, placés dans des bouches de gauche, sont bien souvent synonymes de nivellement par le bas. Mais le 3 avril, l’Insee est venu, comme bien des économistes l’ont fait auparavant, montrer aux écologistes que leur argumentation tenait davantage du sophisme et d’une imagination féconde que d’une pure logique économique.

Dans sa note mensuelle de conjoncture, l’Institut prévoit que la croissance atteindra 0,4 % au premier trimestre puis 0,3 % au deuxième : « Le regain d’activité et les politiques d’enrichissement de la croissance en emplois ne suffiront pas à enrayer la baisse de l’emploi marchand, qui serait toutefois moins accentuée début 2015 qu’en 2014. » Et l’Insee de prévoir que le chômage progressera, en dépit de la multiplication des emplois aidés, pour atteindre 10,6 % de la population active à la fin juin : son niveau historique de 1997… En résumé : peu de croissance, pas de prospérité ! Parallèlement, indique l’Insee, « les chefs d’entreprise resteraient encore attentistes et ne seraient guère enclins à accélérer franchement leur investissement ».

Et si c’était à Cécile Duflot de changer de modèle ? Un, tout simple, qui conseillerait de trouver d’abord le chemin de la confiance, avant d’emprunter celui de la croissance, puis celui de la prospérité. Une révolution copernicienne pour celle dont la cote d’“impopularité” (ou de méfiance) est de 85 % !

Source : Valeurs Actuelles

Rédigé par le front anti-Hollande

Publié dans #France, #économie, #Emplois, #Gauche

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