La CGT comme le poisson, pourrit par la tête… et ça pue

Publié le par le front anti-Hollande

La CGT comme le poisson, pourrit par la tête… et ça pue

Mardi 25 août, la CGT a tenu son assemblée de rentrée. Après les scandales de l’hiver dernier, qui ont pourri l’image déjà frelatée de l’organisation révolutionnaire destinée à détruire l’économie et le tissu industriel français, Philippe Martinez, le secrétaire général, n’a pas réussi à faire l’unanimité. Non qu’il ait, comme Thierry Lepaon son prédécesseur, fait luxueusement rénover son bureau et son appartement bourgeois du bois de Vincennes, mais Martinez ne parvient pas à étouffer les règlements de compte et le linge sale lavé en public.

Thierry Lepaon, l’ex disgracieux secretaire s’est lâché, cet été sur France Info, et loin de faire amende honorable pour son train de vie, a dénoncé les «traîtres de la CGT», qui l’ont exposé aux médias.

Et Philippe Martinez est incapable d’éteindre l’incendie.

«Il devrait lui dire d’arrêter de s’exprimer, commente un membre de la centrale » cité par Fanny Guinochet, journaliste à l’Opinion, qui ajoute « déjà que la CGT le paie 4000 euros par mois pour ne rien faire, si ce n’est écrire un bouquin de ressentiments».

Lepaon, dans un ouvrage intitulé La vie continue qui sort en septembre, fait le paon : il dénonce « neuf traitres »parmi ses camarades, « des militants avides de pouvoir et pas très honnêtes » à qui il reproche entre autres d’avoir« donné » aux journaux les éléments de son train de vie.

«Ce déballage plombe la rentrée de Philippe Martinez mais aussi la préparation du congrès qui se tiendra en avril prochain à Marseille», indique Bernard Vivier, le directeur de l’Institut supérieur du travail, également cité par l’Opinion.

Pire, au lieu de faire le grand nettoyage et de lutter contre la corruption en interne, Martinez l’étouffe.

Son opération “blanchiment” était un leurre : «Cette mascarade a écorné la crédibilité de Philippe», explique un membre du syndicat, car la « commission d’enquête » sur les travaux princiers a été verrouillée, et le dépôt de plainte contre l’entreprise qui a réalisé les travaux de rénovation promis par Philippe Martinez a été remis aux calanques.

«Si la CGT porte l’affaire devant les tribunaux, elle s’expose à ce que l’entreprise dénonce des pratiques…. C’est beaucoup trop risqué» dit un cadre. CQFD.

Au delà des petites magouilles, Philippe Martinez a virtuellement exclu le syndicat du monde de l’entreprise. On sait déjà, même si les médias se gardent bien de le rappeler, que 93% des salariés français ont une aversion profonde pour les syndicats.

«En attendant, on est devenu hors jeu sur le plan politique mais aussi dans les entreprises », conclut un membre de la centrale de Montreuil, qui ne veut surtout pas voir que 7% seulement des salariés français sont syndiqués, bien que les gouvernement successifs continuent à les considérer comme « représentatifs ».

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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Publié dans CGT

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