Roye : Valls-Cazeneuve se couchent devant les gens du voyage

Publié le par le front anti-Hollande

Roye : Valls-Cazeneuve se couchent devant les gens du voyage

Par Monique Bousquet

Bulletin de la gendarmerie: Roye Levée du blocage sur l’A1. La circulation sera réouverte après réfection de la chaussée, pas avant minuit.

C’est une mauvaise nouvelle. Une double mauvaise nouvelle. La nécessaire réfection de la chaussée. La réouverture de l’autoroute.

Rappelons les faits: une fusillade a éclaté dans un camp de gens du voyage, à Roye dans la Somme, faisant trois blessés et quatre morts dont un nourrisson et un gendarme. Le fils et le neveu de l’une des victimes, actuellement incarcérés, veulent assister à l’enterrement. Une première décision du tribunal refuse. On connaît la suite: une autoroute bloquée dans les deux sens par des feux de palettes, de pneus, de poubelles, d’arbres abattus à la tronçonneuse et placés sur la chaussée.

Il s’agit donc maintenant de remettre en état un axe majeur de circulation pendant que locaux et touristes, après des kilomètres de bouchon et le spectacle tristement habituel d’une France en flammes, sont dirigés vers des déviations en ce week-end particulièrement chargé.

Mais le plus affligeant est que la levée de ce blocus ne soit pas le résultat de l’action des forces de l’ordre mais d’une deuxième décision de Justice annulant la première et autorisant au bout du compte les deux prisonniers à se rendre sous escorte à l’enterrement. La Préfecture a préféré « poursuivre le dialogue » plutôt que faire évacuer l’autoroute.

Mais enfin de quel dialogue parlons-nous? L’illégalité, le vandalisme, l’intimidation d’un côté; les reculades, les replis, les abandons, telle une armée en déroute, de l’autre.

Que reste-t-il de l’Etat dans un pays où il est considéré comme la seule source légitime de l’autorité? Ce même Etat qui nous interdit de nous défendre nous-mêmes, mais qui est bien heureux de féliciter trois Américains de leur initiative personnelle, c’est-à-dire d’avoir fait tout le contraire de ce que l’on enseigne à nos enfants.

Devons-nous nous résigner à n’avoir que des fantoches tout juste bons à pleurer tel Cazeneuve à l’enterrement de M. Cornara, des Services Secrets avouant à un journal étranger leur impuissance, tandis que nous devenons les champions du monde de la marche blanche.

Faut-il donner raison à De Gaulle? Oui, je fais allusion aux veaux. Devons-nous nous résigner à n’être qu’une nation de pleureuses ?

Certes, on peut faire remarquer, non sans quelque condescendance anti-républicaine, que dans la communauté des gens du voyage – puisque c’est ainsi qu’il faut dire désormais – la présence à l’enterrement du chef de famille revêt un caractère de la plus haute importance, que les traditions séculaires sont plus fortes que toute loi. Condescendance parce que cela montre bien que les gens du voyage ne seraient pas jugés comme nos égaux , mais au contraire comme des gens incapables d’accepter la loi commune.

A cela je rétorquerai que nous avons là le bien triste exemple de ce que devient un pays lorsqu’il n’est plus une Nation mais une mosaïque de communautés, qui au mieux cohabitent, au pire se détestent, et dont les sensibilités, les mœurs, les coutumes, bref, les lois non écrites, sont antagonistes entre elles et vont à l’encontre des lois officielles du pays. Tous les jours, il faut donc, ajuster, accommoder, aller de compromission en capitulation, bafouer le bien commun au profit d’une minorité, et dans une logique de fuite en avant, graver dans le marbre force nouvelles lois qui ne peuvent qu’être indéfiniment contournées et bafouées à leur tour. Tant et si bien que plus le Code Pénal est épais, moins il est efficace et moins il est respecté.

Je parlais d’une double mauvaise nouvelle. Il y en a hélas, une troisième: le pénible sentiment que le gendarme est mort pour rien.

Source : RiposteLaique

Publié dans Immigration, Socialistes

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