France : 130 morts 352 blessés pour avoir nié la réalité, pratiqué le déni, par naïveté

Publié le par le front anti-Hollande

France : 130 morts 352 blessés pour avoir nié la réalité, pratiqué le déni, par naïveté

Ce qui nous est infligé est une épreuve du courage. Il aura fallu 129 tués et 352 blessés pour que le gouvernement se ressaisisse. Comment être “impitoyable” ?

Un article de François d'Orcival

Il faut toujours lire les communiqués de l’ennemi. C’est lui qui nous a désignés comme « idolâtres », lui qui parle d’« attaque bénie par Allah », lui qui cite le Coran, sourate 59, verset 2 — « Allah est venu à eux par où ils ne s’attendaient point et a lancé la terreur dans leur coeur »… Huit « frères », « soldats du califat », ont pris pour cibles des « endroits choisis minutieusement à l’avance », ce vendredi 13 novembre, à Paris. Après l’école juive de Toulouse, le journal des caricatures de Mahomet, le magasin Hyper Cacher, c’est la nation française tout entière, la nation des « croisés », le pays « de la croix », qui a été frappée comme jamais.

C’est ainsi que l’ennemi a franchi le dernier pas pour nous imposer sa guerre. Une guerre sur notre sol, conduite par de jeunes hommes nés chez nous, tuant à visage découvert. Mais pas une guerre comme les autres, fusil contre fusil, une guerre religieuse, sectaire, totalitaire. Ils transportent ici la guerre civile religieuse à laquelle ils se livrent là-bas. Comment expliquer autrement que ces hommes armés d’un fusil d’assaut avec lequel ils viennent de commettre leurs massacres de sang-froid se suicident en déclenchant leur ceinture d’explosifs ? Nous les appelons des “kamikazes”, comme s’ils étaient japonais ; eux parlent de « martyrs ». Nous n’appartenons pas à la même civilisation, nous n’avons pas le même “logiciel”.

Ce qui nous est infligé est une épreuve du courage. Quand le chef de l’État répète, à Versailles, « nous serons impitoyables », ce ne sont encore que des mots qui attendent d’être transformés en actes. Nous les avons entendus après chacune des attaques dont la France a été la cible. En face de ces mots, nous avons opposé « une longue pratique du déni », comme le dit le juge Marc Trévidic, après dix années passées au pôle antiterroriste. En niant la réalité, en refusant de nommer les choses, en étouffant les faits au nom de la “tolérance” et du délit d’“islamophobie”, nous avons “nourri le monstre”. Par impuissance, par naïveté, par calcul. Par peur surtout. Mais peur de quoi ? De représailles ? Nous les avons quand même. De l’opinion publique ? Il y a longtemps qu’elle ne marche plus, parce qu’elle voit plus clair que ses élites.

Et pourtant, tout remontait pour inviter le gouvernement à sortir de sa léthargie : les chefs militaires, les patrons du renseignement, les unités de secours, les personnels hospitaliers, les enseignants des quartiers perdus de la République, les élus de terrain, tous criaient à l’aide en constatant les ravages de l’islamisme. On a laissé aux djihadistes le répit nécessaire pour reconstituer leurs forces quand elles s’usaient.

« Nous sommes en guerre. » Cela avait été dit, le 13 janvier, devant une Assemblée nationale debout. Le Congrès s’est à nouveau levé, lundi, après avoir entendu la même phrase. Entre-temps, il aura fallu 129 tués et 352 blessés pour qu’un gouvernement désemparé se ressaisisse, qu’il décrète l’état d’urgence et rétablisse les contrôles aux frontières, lance 168 perquisitions et interpellations en vingt-quatre heures, deux raids aériens successifs sur le fief du “califat”, en territoire syrien. Avant le 13 novembre, ce même contrôle aux frontières était réservé à la sécurité de la glorieuse Cop21, on n’en voulait pas pour les migrants. Ces mêmes policiers mobilisés d’urgence pour fouiller les quartiers salafistes défilaient, le 14 octobre, sous les fenêtres de la garde des Sceaux pour exprimer leur colère. Quant à nos pilotes, ils attendaient les ordres. La déchéance de la nationalité pour les terroristes binationaux qui était impossible est devenue nécessaire. Etc.

L’Europe est solidaire, mais elle nous a laissés faire la guerre en solitaire. Bien sûr, les services de renseignements, de police et de justice du continent travaillent ensemble, mais la France est priée de se défendre sous ses couleurs, avec ses soldats, ses policiers, ses gendarmes, ses sapeurs-pompiers… Mme Merkel se donne le beau rôle : à elle l’accueil des migrants à bras ouverts, aux Français de faire la guerre ! Belle solidarité.

La guerre contre le califat réclame une tout autre mobilisation, morale et matérielle. Vladimir Poutine savait que personne n’y arriverait seul. Il l’avait dit aux Nations unies. Barack Obama l’a compris. François Hollande a décidé de les rejoindre. « Une seule grande coalition contre les islamistes. » Enfin. George Bush lui aussi avait lancé sa croisade contre le terrorisme, en septembre 2001 — les Américains ont abattu Ben Laden, pas le djihadisme. Les Israéliens non plus n’en ont pas fini. Rien ne remplacera une stratégie non pour “contenir” mais pour “détruire”. Celui qui se prétend impitoyable avec l’ennemi doit en avoir les armes et la volonté. Ou bien il sera perdu.

Un article paru sur le site Valeurs Actuelles

Publié dans islam, Immigration

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