Montée de l'islamisme : les Français demanderont des comptes aux socialistes

Publié le par le front anti-Hollande

Montée de l'islamisme : les Français demanderont des comptes aux socialistes
Le ministre de l'Économie a affirmé que la société française devait assumer une"part de responsabilité" dans le "terreau" favorable au djihadisme.

Par Pascal Célérier

Avec les attentats du 13 novembre, plusieurs dogmes de la gauche sont tombés et on entend désormais MM. Cazeneuve et Fabius avoir des mots très durs sur l’Union européenne.

On aurait pu croire qu’elle en aurait aussi fini avec l’explication sociale du terrorisme islamiste. Que nenni ! Ne voilà-t-il pas que l’antienne est reprise par M. Macron, que l’on nous présente comme le plus iconoclaste des ministres de gauche. Le ministre de l’Économie a affirmé que la société française devait assumer une « part de responsabilité » dans le « terreau »favorable au djihadisme, devant le groupe social-démocrate Les Gracques.

« Nous avons progressivement abîmé [notre] élitisme ouvert républicain qui permettait à chacune et chacun de progresser. […] Nous sommes une société où nous avons construit la capacité à fermer la porte. » Il a évoqué le fait que « quelqu’un, sous prétexte qu’il a une barbe ou un nom à consonance qu’on pourrait croire musulmane, a quatre fois moins de chances d’avoir un entretien d’embauche qu’un autre ».

On voit bien où vous voulez en (re)venir, M. Macron, mais aujourd’hui, votre explication ne tient pas devant les faits et le parcours des islamistes de janvier et de novembre. La société française leur avait-elle fermé la porte ? On avait ouvert celles de l’Élysée à l’un des tueurs de janvier. Et ceux de vendredi n’avaient pas fait de grandes démarches ni envoyé beaucoup de CV pour trouver un emploi. Par ailleurs, il semble bien qu’il y ait des entreprises publiques qui fassent plutôt bon accueil à quelqu’un qui, comme vous dites, « a une barbe ou un nom à consonance qu’on pourrait croire musulmane ». Sans doute au nom de la discrimination, dite « positive »…

Enfin, ce raisonnement est insupportable pour nos millions de chômeurs, et aussi pour nos millions de concitoyens musulmans qui, malgré leurs difficultés, ne sombrent pas dans la folie djihadiste.

Certes, M. Macron a le sens de la nuance : « Je ne suis pas en train de dire que tous ces éléments sont la cause première du djihadisme. » Nous voilà rassurés ! Et si on la cherchait, justement, la cause première ? « C’est la folie des hommes, et l’esprit totalitaire et manipulateur de quelques-uns. » Que de formules bien générales : « la folie des hommes », « l’esprit totalitaire et manipulateur »…

On a connu M. Macron plus précis dans le rôle de briseur de tabous de la gauche.

Pourquoi les socialistes français ne reconnaissent-ils pas, enfin, leurs véritables responsabilités dans l’essor du djihadisme français : faillite de leur politique pénale, de leur diplomatie, de leur conception de la nationalité et de l’intégration, et aussi, oui, de leur politique économique et sociale ?

Avant, la recherche de responsabilités ailleurs que là où elles sont avait pour but d’éviter les sujets qui fâchent, par clientélisme électoral.

Désormais, pour les socialistes, elle ressemble à un pathétique effort pour détourner d’eux les regards des Français qui leur demandent des comptes.

Source : Bvoltaire

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