Revenu blessé de Syrie, un djihadiste réclame 100 000 euros à l’Etat belge

Publié le par Nelly

Revenu blessé de Syrie, un djihadiste réclame 100 000 euros à l’Etat belge

Après avoir été grièvement blessé en Syrie, Hakim Elouassaki est retourné en Belgique. La justice étant dans l’incapacité de lui faire un examen psychiatrique adapté, le jeune homme réclame 100 000 euros à l’Etat belge.

En mars 2013 Hakim Elouassaki est blessé à la tête par un tir d’obus alors qu’il combat aux cotés des forces radicales en Syrie. Le jeune homme de 21 ans rentre alors en Belgique et est rapidement interpellé à Vilvorde, sa ville d’origine, comme le rapporte Le Monde. Il se serait notamment vanté auprès de sa petite amie, alors qu’il se trouvait sur le terrain, d’avoir tué un prisonnier de sang-froid.

Il appartenait à un réseau directement lié au Front al-Nosra

La police le soupçonne de faire partie d’un réseau spécialisé dans la formation et l’envoi de jeunes radicalisés en Syrie. Nommé « Sharia4Belgium », le groupe a créé sa propre unité de combat (katiba), qui prendrait directement ses ordres auprès du Front al-Nosra, une formation militaire affiliée à d’Al-Qaïda.

Un procès reporté pour pouvoir déterminer sa santé mentale

En février 2014 plusieurs djihadistes suspectés d’appartenir à ce groupe comparaissaient devant la justice. Une quarantaine de jeunes belges seraient concernés. Seuls huit d’entre eux étaient présents, les autres étant restés en Syrie ou morts au combat. De son coté, Hakim Elouassaki aurait dû lui aussi comparaitre devant le juge, avant que ce dernier ne demande un examen psychiatrique, pour déterminer l’état de santé mentale du jeune homme.

Aucune institution pour donner une expertise

Or, aucune institution psychiatrique judiciaire n’a été en mesure de donner une expertise. Et pour cause, l’institution spécialisée dans de telles affaires n’a toujours pas vu le jour en Belgique ! Et ce malgré une loi votée en 1964. Par conséquent Me Abderrahim Lahlali, l'avocat du jeune homme, a déposé plainte contre l’Etat Belge, comme le rapporte le site belge Levif.be

« Nous exigeons 100.000 euros de dommages moraux et une pénalité de 2.500 euros par jour pour chaque journée supplémentaire durant laquelle l'État belge ne respecte pas la loi et ne met pas en place un centre d'observation. Il est impensable que personne ne puisse se prononcer sur l'état de santé mentale de mon client. » a déclaré l’avocat.

valeursactuelles.com

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