Abandon de la déchéance de nationalité: "une faute grave" pour Eric Ciotti

Publié le par La rédaction

Abandon de la déchéance de nationalité: "une faute grave" pour Eric Ciotti

François Hollande a annoncé ce mercredi qu’il renonçait à la réforme constitutionnelle qui devait introduire la déchéance de nationalité et les mesures relatives à l’état d'urgence dans la Constitution.

Alors que François Hollande avait solennellement annoncé, devant le Parlement réuni en Congrès et devant une Nation en deuil, son intention de réviser la Constitution au lendemain des attentats sanglants qui ont frappé notre pays au cœur, le 13 novembre dernier, je ne peux quedéplorer cette décision qui jette, une nouvelle fois, le discrédit sur la parole présidentielle.

Ce nouveau renoncement illustre le recul continu de la force de la parole présidentielle, depuis le début de son quinquennat, et constitue une faute grave, celle d’avoir sacrifié l’autorité de l’Etat et sapé la confiance des Français dans leurs institutions.

Si cette décision témoigne, sans surprise, d’un courage qui a toujours fait défaut à François Hollande, je veux dénoncer la manœuvre politicienne, consistant à mettre en cause la majorité sénatoriale, pour désigner un responsable à bon compte de ce nouvel échec. La responsabilité ne se délègue pas : il s’agit du renoncement du Président de la République à tenir les engagements pris devant le Parlement, dont la majorité sénatoriale s’est posée en garante.

À l’heure où la France fait face à une menace terroriste inégalée, ce nouvel échec affaiblit plus avant la fonction présidentielle : le Président de la République a-t-il encore la volonté et les moyens de mener cette guerre ?

Le retrait du projet de réforme constitutionnelle marque le terme anticipé du calamiteux quinquennat de François Hollande.

Eric Ciotti

Publié dans Hollande, France

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