Loi Travail: Myriam El Khomri tacle son prédécesseur François Rebsamen

Publié le par Nelly

Myriam El Khomri et François Rebsamen

Myriam El Khomri et François Rebsamen

Pour la ministre du Travail, "la politique, c'est une affaire d'action" et non "une affaire de religion". Elle répond ainsi aux critiques exprimées cette semaine par son prédécesseur rue de Grenelle.

François Rebsamen et Myriam El Khomri lors de la passation au ministère du Travail le 2e septembre 2015. Sipa

"La politique, c'est une affaire d'action", a rétorqué jeudi 31 mars la ministre du Travail Myriam El Khomri à son prédécesseur François Rebsamen, qui s'est montré récemment très critique envers le projet de loi travail.

"Quand François Rebsamen dit +je n'attends pas de miracle de cette loi+, vous savez, la politique, ce n'est pas une affaire de religion, c'est une affaire d'action", a-t-elle déclaré sur RMC et BFMTV, tout en se défendant de "rajouter (son) petit commentaire".

Son prédécesseur, redevenu maire de Dijon, a estimé lundi qu'il ne fallait pas "attendre de miracle" du projet de loi, qui n'aurait "pas d'impact significatif avant la fin du quinquennat".

La première mouture du texte était "déséquilibrée, avec trop de souplesse pour les entreprises et pas assez de garanties pour les salariés", a déclaré le maire (PS) de Dijon dans un entretien sur le site du quotidien économique Les Échos. "Si j'avais encore été rue de Grenelle, je n'aurais pas accepté de porter ce projet de loi en l'état", ajoute-t-il.

Selon lui, les modifications qui ont été apportées au texte, notamment le retrait du plafonnement des indemnités prud'homales, au profit d'un barème indicatif, ont permis de le "rééquilibrer". Pour autant, FrançoisRebsamen estime que des évolutions "semblent encore nécessaires". Il cite en particulier les motifs de licenciement économique. "Quatre trimestres consécutifs de baisse du chiffre d'affaires, c'est insuffisant pour qualifier une réelle difficulté économique. Six trimestres seraient plus adaptés", juge-t-il.

Il souhaite aussi que le périmètre d'appréciation des difficultés d'un groupe ne soit pas réduit à ses seules filiales françaises. Selon lui, "on devrait au minimum prendre en compte l'espace européen".

L'ancien ministre considère par ailleurs que les parlementaires devraient "s'emparer" du compte personnel d'activité (CPA) -qui regroupera, à partir de 2017, le compte personnel de formation (CPF), le compte pénibilité (C3P) et un nouveau "compte engagement citoyen"- pour "aller plus loin".

Il préconise, "pour sécuriser les parcours professionnels tout au long de la vie, la création d'un +contrat d'entrée dans la vie active+ qui soit ouvert à tous, dès le premier emploi".

(Avec AFP)

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Publié dans Emplois

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