«Nos Finances publiques, en juillet 2017, vont être dans une situation catastrophique»

Publié le par La rédaction

La France est en situation de quasi faillite

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« Pour rétablir l'attractivité et la compétitivité de notre pays il faut un second choc fiscal en direction des entreprises ». Secrétaire général chargé du projet des Républicains pour l'alternance, Eric Woerth est convaincu qu'il faut « remettre d'équerre la fiscalité sur le capital » après quatre années d'un matraquage fiscal inédit dans notre pays.

Cela, il l'a confié lors d'une table ronde à l'occasion de la journée de travail des Républicains consacrée à l'élaboration de notre projet économique.

« Ce n'est pas à une réduction de la fiscalité que nous appelons, mais à une véritable réforme », estime le député-maire de Chantilly désireux qu'elle soit orientée pour favoriser le développement des entreprises, « l'alpha et l'oméga de notre politique économique ».

« Oui, il faut travailler pour les entreprenants », encourage Jean-Philippe Hubin, P.-D.G d'une entreprise de taille intermédiaire (ETI) spécialisée dans les conditionnements (Somater, à Boulogne-Billancourt). Témoignant des difficultés pour un entrepreneur de constituer des fonds propres en raison des tracasseries occasionnées par l'administration fiscale, Jean-Philippe Hubin, en tant que gaulliste, s'étonne que la participation soit autant fiscalisée. « Elle doit rester hors impôts », adresse-t-il, réclamant également une plus grande souplesse et une plus grande facilité dans les successions et les donations.

« La transmission des entreprises c'est un vrai défi. Quand une entreprise n'est pas transmise c'est en moyenne 13 personnes qui n'ont plus d'emploi », atteste Véronique Louwagie, députée de l'Orne et Secrétaire nationale aux PME. « 60 000 entreprises sont proposées à la vente chaque année, seules 30 000 sont vendues. Dans les 10 ans, 750 000 entreprises chercheront un repreneur, d'où le défi », insiste Véronique Louwagie qui réclame une vraie réflexion sur les droits de succession. « Le coût de la transmission est énorme sur la valeur de l'entreprise. Cela va de 5% à 11%. C'est une vraie difficulté. Au moment de la transmission de l'entreprise il ne peut y avoir appauvrissement », estime Véronique Louwagie.

Député-maire du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) et président de la Commission des finances à l'Assemblée nationale, Gilles Carrez plaide aussi pour un « choc fiscal » mais il prévient à l'avance d'un contexte qui sera tendu.

« Nos Finances publiques, en juillet 2017, quand nous aurons gagné, vont être dans une situation catastrophique. Elle n'aura rien a voir avec les alternances précédentes car nous serons confrontés à une situation financière radicalement différente. En 1986, la dette publique était de 40%. En 2017, elle sera de 100 %. Nous serons en situation d'overdose fiscale totale ». La faute à un déficit public qui croit avec les dépenses non financées par le gouvernement socialiste qui ne fait aucune réforme dans le sens d'économies mais des réformes qui augmentent systématiquement et régulièrement les dépenses publiques ».

« Malgré cela, il va falloir faire ce choc fiscal », assure Gilles Carrez pour qui « la diminution des prélèvements dans les entreprises est une priorité ».

Parallèlement, Gilles Carrez encourage notre famille politique à « engager de façon simultanée un certain nombre de réformes structurelles pour s'assurer la confiance » comme les retraites, la baisse des effectifs dans la Fonction publique, la réforme du marché du travail, la maîtrise de la protection sociale.

« Nous devons être parfaitement prêts sur les deux volets : la baisse d'impôts pour les entreprises et les réformes structurelles dans le même temps », insiste encore Gilles Carrez qui estime que la clé du succès de notre projet économique réside dans une préparation totale, « dans tous les détails ».

republicains.fr

Publié dans économie, France

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