Jeunes: une génération anti-Hollande ?

Publié le par La rédaction

Jeunes : génération anti-Hollande

Jeunes : génération anti-Hollande

Après en avoir fait la priorité de sa campagne, François Hollande se trouve désormais confronté à une jeunesse qui lui demande des comptes.

Face aux jeunes, les responsables politiques sont des parents comme les autres. Ils ont beau savoir que la crise d’ados viendra, ils s’inquiètent de la forme qu’elle prendra. Les manifestations contre la loi El Khomri (une nouvelle est organisée ce mardi) sont-elles des signes avant-coureurs ? Sans parler de ce collectif « Nuit debout » qui occupe la place de la Bastille depuis une semaine ? Et une fois qu’ils ont identifié l’accès de fièvre, ce n’est pas plus clair. Que faire ? Tenir bon ou ouvrir le porte-monnaie ? Dans le brouillard et l’inquiétude, le gouvernement affronte sa première crise de la jeunesse ou plus précisément ce qui pourrait en devenir une. Persuadé qu’il faut la traiter, mais sans trop savoir comment.

Fallait-il recevoir les organisations de jeunesse ? Finalement ce sera oui. Pas au niveau de Matignon mais de celui du ministère de l’Education nationale. Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri et Patrick Kanner tiennent une journée de consultation ce mercredi. A l’Elysée, le sujet est redevenu une priorité : d’ici au 14 juillet, il faudra avoir ramené le calme. Mais que dire ? Organiser des « Etats généraux de la jeunesse », comme le suggère Julien Dray ? « Attention de ne pas ouvrir la boite de Pandore », répondent certains ministres, jugeant les revendications des organisations exorbitantes (le RSA jeunes en particulier).

L’heure des comptes

Alors expliquer, rassurer. Rappeler tout ce qui a déjà été fait ou annoncé , comme la garantie jeune et le service civique. Lever autant que faire ce peut les inquiétudes sur la loi El Khomri. « Elle sera un progrès pour lutter contre la précarité, .. un progrès pour l’embauche de jeunes et notamment en CDI », martèle François Hollande. Et réfléchir à quelques gestes : bourses, accès à l’emploi ?

Pas facile. Les politiques savent depuis Jacques Chirac qu’il leur est impossible de dire aux jeunes qu’on ne les comprend pas. A l’inverse, ils sont en train de réaliser que les mettre au « coeur du quinquennat » comme l’a fait François Hollande est une intuition payante sur le plan électoral mais lourde à porter une fois en fonction. Tout simplement parce que cela crée des attentes.

lesechos.fr

Publié dans Hollande, France

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