Attentat de Nice : Cazeneuve exclut de démissionner

Publié le par La rédaction

Attentat de Nice : Cazeneuve exclut de démissionner

Quelques jours après l'attentat de Nice, alors que de nombreuses failles sécuritaires commencent à être mises au jour, le ministre de l'Intérieur a salué l'action exemplaire de toutes les personnes impliquées dans la sécurisation de la promenade des Anglais, et a exclu toute idée de démission, dans un entretien auMonde.

Un discours en décalage avec la réalité. Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, rejette toutes les critiques après l'attentat de Nice, qui a coûté la vie à 84 personnes le 14 juillet. Démissionner, comme l'a fait son homologue belge après Zaventem ? Hors de question, "on ne déserte pas le combat contre le terrorisme" dit-il dans un entretien accordé au journal Le Monde.

Le camion du terroriste avait interdiction de circuler dans la ville? L'homme était Tunisien, et restait en France malgré sa condamnation pour violences avec arme? Les forces de l'ordre étaient en sous-effectif le soir de l'attaque ? Le ministre ne voit pas le problème : "Le préfet, le directeur départemental de la sécurité publique, les policiers ont été exemplaires".

"Le FN prête la main à l'objectif des terroristes"
La faute de personne, donc, et surtout pas celle du gouvernement, qui affirmait la veille de l'attentat que l'état d'urgence n'était plus nécessaire pour garantir la sécurité des Français. Cazeneuve pointe du doigt ceux qui dénoncent l'échec gouvernemental, discréditant toutes les critiques en les taxant d'indigne récupération politique. "Les responsables politiques doivent s'ériger au-delà de leurs propres intérêts et se garder de toute tentation populiste : c'est la protection de la Nation dont il est question" lance-t-il, moralisateur. "Soutenir que nous ne mettrions pas tout en oeuvre en raison d'une supposée désinvolture est aussi irresponsable qu'inacceptable".

Pas question, cependant, de muscler l'arsenal répressif. Il dénonce ceux qui, chez les Républicains et le Front national, proposent des "lois d'exception" pour "s'affranchir de l'Etat de droit". "En attisant les antagonismes par les discours, le FN prête la main à l'objectif des terroristes : créer des fractures insurmontables. Il est une force de dislocation de la République et de la nation".

valeursactuelles.com

Publié dans Gouvernement

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 21/07/2016 14:32

C'est la faute du FN et non à l'Islamisme ? J'avais lu quelque part que l'on le surnommait Cazevide, je finis par croire que c'est vrai... Comme, au demeurant, tout le reste de la bande des bras cassés qui nous gouvernent depuis 2012, à laquelle s'ajoutent les très nombreux députés qui ont voté contre la fermeture des mosquées salafistes, pour ne parler que de cela !