Hollande : la sanction de l'échec

Publié le 19 Août 2016

Hollande : la sanction de l'échec

Pour la première fois, un président de la République sortant, candidat à sa réélection, va se soumettre à l’exercice d’une primaire. Du jamais-vu. C’est la sanction du double échec de François Hollande. Celui de sa politique de gribouille, qui n’a produit aucun résultat tangible pour redresser la France. Et celui de son absence d’autorité sur son propre camp, qu’il a trompé plus d’une fois en changeant de pied.

Contesté, critiqué, ridiculisé, le chef de l’État croisera donc le fer, en janvier, avec quelques anciens ministres et sans-grade du Parti socialiste.

La présentation qu’en fait l’intéressé est, évidemment, bien différente. N’est-ce pas là le signe qu’il est resté un président « normal » ? Qu’il respecte le jeu démocratique, la primaire étant inscrite dans les statuts du PS ? La vérité est qu’il n’avait guère le choix. Mais d’un obstacle, François Hollande entend faire un tremplin. Persuadé qu’il sortira vainqueur de l’opération, il pense ainsi retrouver une certaine légitimité auprès de la gauche. La synthèse, c’est lui. Elle est sa marque de fabrique. Il mise, en face, sur l’incapacité de ses adversaires à s’unir derrière un champion susceptible de tous les représenter pour le battre.

Rien ne dit pourtant qu’il y parviendra. Ce sera quitte ou double. L’exercice du pouvoir a tellement tourneboulé les socialistes qu’ils ne savent plus à quel saint se vouer. Se ranger du côté d’un frondeur ou assimilé ? Que celui-ci s’appelle Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon,...

Yves Thréard

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Hollande

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