L’égalitarisme conçu pour détruire nos sociétés

Publié le 17 Août 2016

L’égalitarisme conçu pour détruire nos sociétés

L’égalité n’existe pas. Elle n’existera jamais. Ni dans la nature, ni dans la vie, quelles que soient les lois, les réglementations et les supplications pour l’atteindre.

L’égalitarisme est un principe de pure démagogie qui ne peut être imposé que par des mesures autoritaires et fortement restrictives.

J’ajoute que l’égalitarisme n’a qu’une arme à sa disposition : le nivellement par le bas, car il n’est pas possible de niveler par le haut. Vouloir l’égalité mène à détruire les esprits compétitifs et créatifs, à investir dans la médiocrité au détriment du talent, et à fabriquer d’autres inégalités, sociales cette fois.

Pour atteindre l’égalité de logement, une seule solution : confisquer ceux des plus riches pour redistribuer l’argent. Mais la confiscation des biens des uns pour les offrir aux autres est absolument inégalitaire.

D’ailleurs récemment, au nom de l’égalité de l’accueil des réfugiés, des camps sont construits dans le très riche 16e arrondissement de Paris. La gauche détruit ainsi un luxueux patrimoine pour l’abaisser vers celui des quartiers modestes. Les fous égalitaristes ne sont pas si fous. Ils ne veulent pas niveler par le haut les prix de Montreuil et perdre leurs électeurs. Ils ne cherchent pas l’égalité — car le propriétaire de Montreuil serait ravi de voir son bien monter au prix de Neuilly — non, ils cherchent à punir les bourgeois, les nantis, les favorisés. C’est toujours la même rengaine post-communiste, redorée.

Pour vivre dans l’égalité, je devrai habiter dans la rue tant qu’il restera un seul sans-abri incapable de se prendre financièrement en charge ?

Au nom de l’égalité des chances, on embauchera un cadre pour la couleur de sa peau plutôt que pour la qualité de ses diplômes, et au nom de l’égalité de traitement, on devra lui donner le même salaire. C’est ainsi qu’on réduit la compétitivité de l’entreprise, ce qui, à l’échelle nationale plombe l’économie, crée du chômage, donc plus de pauvres, et beaucoup plus de malheureux — et renouvelle constamment — coïncidence — les électeurs de gauche.

Comme on ne fait pas d’une bourrique un cheval de course, on ne peut pas faire d’un cancre un premier de la classe. La seule option consiste à créer une éducation nationale débile qui rend tous les étudiants égaux dans l’ignorance.

On abaisse sans fin le niveau d’étude pour égaliser tout le monde au plus bas QI, afin que tout le monde ait son bac. Les doués, les bons élèves sont sacrifiés. Ils reçoivent une éducation d’un niveau faible pour leur capacité à apprendre et à comprendre, tout l’inverse d’un traitement égalitaire, puisque les moins doués reçoivent eux une éducation à leur niveau. En traçant cette égalité artificielle entre les meilleurs et les moins bons, on fabrique des incultes, qui formeront une société moyenne de Français moyens, d’où les élites auront été rabotées par le bas — une société tellement égale.

Les hommes sont créés inégaux en force, intelligence, caractère, tempérament, volonté, milieu social, et rien ne les rendra égaux.

Le promettre est démagogique, garantir l’égalité des chances un mensonge.

  • Un enfant né avec deux parents qui s’aiment et qui travaillent a plus de chances de s’en sortir qu’un enfant né d’une fille célibataire de 16 ans qui a abandonné l’école pour garder son bébé né d’un père biologique qu’elle a croisé moins d’une heure en tout et pour tout dans sa vie.
  • Le résultat n’est pas garanti à 100 %, mais un enfant qui vit dans une maison entouré de livres aura plus d’opportunités de se développer intellectuellement que s’il est entouré de canettes de bière et de mégots de marijuana.
  • Et moins polémique, le fils de deux champions de tennis a de meilleures chances d’apprendre à jouer que celui d’un couple de comptables.

Un faible ne deviendra pas une forte tête, un idiot ne peut pas devenir une flèche, et un mou a peu de chances de devenir un battant. L’inverse est plus facile à accomplir. Ramollir le fort, abrutir l’intelligent, détruire le caractère, casser le tempérament, culpabiliser l’ambition, permettent de rapprocher les meilleurs des moins doués, à défaut de créer une parfaite égalité.

Le résultat est évident : une société brisée, faible, bête et docile, passive au cerveau délavé, et des jeunes qui ambitionnent à… travailler dans la fonction publique plutôt que créer une Start Up, devenir riches et s’éclater dans le travail.

Au nom de l’égalité, il devient déviant pour un jeune de se lever et laisser sa place à une vieille dame dans le bus, scandaleux de forcer un transsexuel à aller pisser chez les hommes au restaurant, et pour un Français, d’interdire au mahométan d’imposer sa culture, forcément égale à celle de l’Occidental.

Tous pensent alors que l’Etat est injuste avec eux et ne les traite pas à égalité, et tous réclament de lui qu’ils répriment plus sévèrement ceux qu’ils soupçonnent de bénéficier de meilleur traitement qu’eux.

Et tout à leur malheur nouveau, tous sont habités du ressentiment de l’injustice subie, et d’envie de vengeance.

Ainsi, au nom de cette saloperie de théorie de l’égalité, c’est tout le pays qui un jour se met à penser petit, à rêver étriqué comme un rond de cuir, et à jalouser son voisin profiteur et son supérieur trop payé.

Les inégalités — qui n’ont évidemment pas disparu — sont alors camouflées par des mesures démagogiques, des écrans de fumée humanistes qui créent le malheur des hommes.

Pour Edmund Burke, « l’égalité obligatoire ne peut signifier que l’égalité dans la faute, l’égalité dans la misère, et l’égalité dans la mendicité » : pour vivre dans l’égalité, il me faudrait habiter dans la rue tant qu’il restera un seul sans abri, alors que pour cette bande de racis antiracistes, l’égalité est vouée à éclairer le monde de son phare incandescent.

Quand le riche est surtaxé et qu’une partie de sa richesse est redistribuée, il est victime d’un traitement inégal destiné à fabriquer de l’égalité. L’inégalité devant la loi dont il est victime est bien réelle. Une partie du fruit de son travail lui est confisquée. Il ne pourra pas vivre au niveau que ses efforts lui ont permis d’atteindre. Tout ça pour quoi ? Pour une égalité qui n’existera pas, mais qui a puni le plus riche — comme par hasard.

Mais les égalitaristes s’en foutent !

Sacrifier la justice, l’égalité, l’équité et même l’efficacité n’est rien lorsqu’il s’agit de garder au dogme son rang divin.

Aux États-Unis, le résultat de l’égalité est un drame d’inégalité dont il n’est pas permis de débattre :

  • 50 % de la population ne paie pas d’impôts sur le revenu.
  • 50 % de l’ensemble des taxes sont payés par les 3 % les plus fortunés de la population.
  • 90 % de la totalité des impôts et taxes prélevés dans le pays sortent de la poche des 10 % les plus riches.

Et cette folle inégalité ne soulèvera pas de réserves chez les égalitaristes — car ce qu’ils cherchent n’est pas l’égalité, mais le cheval de Troie destiné à détruire le capitalisme.

Poussez-les un peu dans leur raisonnement et vous voyez vite que la société égalitaire parfaite… c’est la prison, où tous sont logés à la même enseigne !

Sauf que même en prison, le mensonge égalitaire ne tient pas : les hommes ne sont toujours pas égaux. Les caïds font trembler les lâches, les combinards s’enrichissent, les musulmans se radicalisent, les dominants dominent, y compris sexuellement.

C’est pourquoi le fronton des mairies françaises transpire du mensonge liberté, égalité, fraternité : plus il y a d’égalité, moins il y a de liberté. Et à l’inverse, plus il y a de liberté – de penser, de faire, d’entreprendre, de créer, plus il y aura d’inégalité.

Comme en prison, la tyrannie absolue ou la dictature du peuple sont la promesse de l’égalité absolue entre tous (sauf bien entendu pour les tyrans et les dirigeants du parti, qui eux, doivent être au-dessus des masses pour leur expliquer qu’elles sont égales et punir ceux qui le sont moins).

Au Vénézuéla, tous sont égaux devant cette réalité socialiste par le bas : personne n’a rien à manger (sauf les responsables politiques chargés d’appliquer la doctrine)

Dieu a créé les hommes, Smith et Wesson les ont faits égaux.

© Jean-Patrick Grumberg pourDreuz.info.

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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