La faillite de la gauche

Publié le 22 Août 2016

La faillite de la gauche

C’est « règlement de comptes à O.K. Corral ». Montebourg, Duflot, Hamon, Mélenchon et d’autres encore. Tous contre Hollande, mais en ordre dispersé, en vue de la présidentielle. Tous ont une revanche à prendre sur ce chef de l’État qu’ils ont, pour la plupart, servi.

Le quinquennat n’aura fait que creuser leurs différends, favoriser leurs disputes, prouver leur peu d’estime réciproque. Ils sont aujourd’hui irréconciliables. D’autant plus qu’une perspective de victoire, qui mettrait peut-être leurs désaccords entre parenthèses, paraît bien peu probable.
Au-delà du constat et des querelles de personnes, cette division est le signe de la faillite de la gauche dans son ensemble. La réalité du pouvoir l’aura fracassée. Chômage, croissance, fiscalité, sécurité, identité, école…

Sur tous les sujets qui inquiètent les Français, elle n’a pas su apporter les réponses adaptées. Sans parler des promesses non tenues, des changements de pied permanents, des renoncements. À chaque fois qu’elle a tenté une réforme, la colère est montée et le gouvernement s’est trouvé désarçonné. Où était le chef ? On se demandait s’il y avait un pilote dans l’avion.

« Mon projet est socialiste, mais pas seulement », dit Arnaud Montebourg. N’est-ce pas le début d’un aveu ? Les idées de gauche, fondées sur la redistribution, l’omniprésence de l’État et la démagogie droit-de-l’hommiste, sont dépassées. Le logiciel est obsolète. Il doit être repensé de fond en comble, du sol au plafond.

Ce n’est pas avec les illusions socialistes que la France...

Yves Thréard

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Gouvernement, #Gauche

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poilagrater 22/08/2016 11:15

pourquoi pas! et pourtant je ne suis pas a gauche ni a droite ni autre !