Le burkini enflamme la Corse !

Publié le 15 Août 2016

Le burkini enflamme la Corse !

On aurait dû se dire que l’affaire était d’importance quand, ce dimanche matin, M. Cazeneuve s’est fendu d’un de ces communiqués dont il a le secret:

Dans des circonstances et pour des motifs que l’enquête devra déterminer avec précision, une violente rixe a éclaté ce soir à Sisco (Haute-Corse) entre des riverains et un groupe d’une dizaine de personnes extérieures à la commune. Quatre personnes blessées dont une femme enceinte ont été évacuées vers le centre hospitalier de Bastia. Leur pronostic vital n’est pas engagé. Trois véhicules ont été incendiés, provoquant de fortes perturbations de la circulation et un début de feu de végétation rapidement circonscrit. L’intervention des forces de l’ordre engagées – 100 policiers et gendarmes – a permis le retour au calme dans la soirée.

Le ministre reconnaissait bien la gravité de l’événement, mais mentait, par omission, sur les « circonstances et les motifs » et aussi sur « le retour au calme dans la soirée ». Car rapidement, le caractère intercommunautaire de la « rixe » était avéré et l’origine en serait bien… le burkini. Quant au retour au calme, ce n’était pas tout à fait le cas dimanche matin…

En effet, 500 personnes se sont rassemblées à Bastia dans une ambiance tendue pour exprimer leur colère devant cette bagarre causée par un groupe de musulmans à la plage qui n’auraient pas supporté que des femmes se baignant en burkini soient photographiées par des touristes. Et, selon des témoins, des insultes ont été lancées par un groupe de jeunes gens d’origine maghrébine. Des hommes plus âgés, d’origine maghrébine, sont alors arrivés, munis de hachettes, agressant un groupe de jeunes gens corses, âgés de 15 à 18 ans, qui étaient sur la plage. Enfin, des parents des jeunes gens sont à leur tour intervenus et deux d’entre eux ont été blessés avec des harpons. Et l’affaire dégénéra en pneus crevés et voitures incendiées…

C’est la démonstration, s’il en fallait une, que l’affaire du burkini, loin d’être anecdotique, est l’un de ces points de tension que les autorités, municipales et gouvernementales, seraient bien inspirées de traiter fermement.

Et l’on ne peut qu’approuver la réaction politique rapide, en ce week-end assoupi du 15 août, de Debout la France :

Ce n’est pas seulement sur les plages de Cannes et de Villeneuve-Loubet mais sur l’ensemble du littoral et du territoire que le port du « burkini » comme celui de la burka doit être proscrit. Nous exigeons donc l’interdiction générale et absolue du « burkini » sur toutes les plages de France. Au gouvernement de prendre ses responsabilités et non seulement de prononcer mais de faire respecter l’interdiction de tenues qui constituent autant de signes ostentatoires et provocateurs de soumission à des lois qui ne sont pas les nôtres.

Mais, surtout, cette nouvelle affaire montre que la question de la place de l’islam en France devra enfin être traitée, par ceux qui aspirent à la magistrature suprême, dans sa globalité et sa profondeur historique, et non pas, comme c’est le cas, sous la pression des événements qui, sans cela, risquent fort de s’accumuler et de s’aggraver.

Pascal Célérier

bvoltaire.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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Pasquet Pierre 15/08/2016 11:51

un nouveau signe de communautarisme qu'ils veulent imposer. Ça ne les intéressent pas d’être Français.