LE SYNDICALISME À LA FRANÇAISE, OBSTACLE A LA PROSPERITE DU PAYS

Publié le 15 Août 2016

LE SYNDICALISME À LA FRANÇAISE, OBSTACLE A LA PROSPERITE DU PAYS

A entendre une grande partie de nos syndicalistes, nous sommes encore au 19ème siècle et les salariés sont exploités, honteusement, par des capitalistes qui ne recherchent que le profit maximum. Aujourd'hui les licenciements ne sont, à leur dires, que des abus avec toujours une seule raison le profit maximum. Bref, les patrons, ce vocable étant devenu quasiment une insulte, sont de véritables suceurs de sang ! Donc, ces syndicalistes défendent becs et ongles une économie obsolète et refusent, à priori, tous changements et évolutions quelque en soient les raisons. D'où vient ce tropisme particulier spécifique à notre pays ?

Depuis la fin du 19ème siècle la France à été marquée par une empreinte anarcho-ouvriériste provenant entre autre du Marxisme(mal compris)et du Proudhonisme. La CGT date des années 20. Nous avons eu également le Front Populaire et des conquêtes syndicales importantes....Donc une longue tradition de luttes syndicales qui avait ses raisons...
Puis nos institutions, dans la poursuite des accords de l'après-guerre gaullo-communiste (Thorez fut ministre du travail), ont gelé beaucoup de choses, tel que le statut de la fonction publique, la représentativité syndicale, les branches, le paritarisme.....Par la suite, au gré des changements de majorités politiques , nos gouvernements, à la recherche de suffrages, en ont rajouter plusieurs couches. Une bonne couche à l'issu de 1968, puis Mitterrand qui à fait très fort avec les lois Auroux, puis Jospin/Aubry et les 35 h.... Et chaque année on a remit ça.

Il n'y a donc aucune raison de s'étonner que le code du travail soit devenu tel qu'un dirigeant d'entreprise ne puisse en maîtriser que les grandes lignes et donc soit à la merci constante de l'inspection du travail ou des prud'hommes, ce qui ne peut que freiner son enthousiasme d'entrepreneur. On pourrait continuer à évoquer un nombre considérable d'aberrations qui freinent le développement des entreprises, mais concentrons nous ce qui fut l'actualité du printemps: les grèves.

La constitution garantit le droit de grève mais laisse le législateur en définir les modalités d'application. Aujourd'hui autant dire que c'est au gré des syndicalistes. Alors il n'y a pas de raison de se gêner.... les arrêts de travail sont aussi bien par solidarité pour un conflit qui ne les concerne pas, que pour des raisons politiques au sens de disposition législatives qui ne leur conviennent pas. Dans l'entreprise, il peut également s'agir de s'opposer à des décisions de politique managériale concernant le développement. De plus le législateur a abandonné de nombreux secteurs de la vie sociale des entreprises à ce que l"on appelle le paritarisme, c'est à dire les discussions entre le patronat et les syndicats.....essentiellement sur le volet social. Celles-ci aboutissent généralement à des monstruosités car les accords se font sur le dos des TPE et des PME qui pourtant représentent l'immense majorité des entreprises et des créations d'emplois.

Au printemps ce système ante-diluvien à bloquer une partie du pays pour un texte législatif en grande partie sans intérêt tant pour les entreprises que pour les salariés....
Alors, en analysant ce qui se fait en Grande Bretagne et en Allemagne, que je sache, des pays démocratiques, ne pourrions nous pas nous en inspirer et adopter les règles suivantes:

- Une grève, dans une entreprise, ne peut être envisageable que dans le cadre des conditions de travail et d'emploi. Donc fini les grèves de solidarité et celles liées à la politique industrielle ou de développement de l'entreprise.

- Evidemment plus de grève sur les textes législatifs, donc politiques concernant l'économie et le social.

- Avant tout arrêt de travail, il devra y avoir un round de négociation obligatoire.

- Une grève devra faire l'objet d'une consultation préalable et à bulletin secret de tous les salariés. Il devra y avoir, comme au UK, une majorité de tous les salariés ( et pas seulement des votants) pour que la grève soit légale. En Allemagne c'est une majorité avec une participation minimum de 40% de votants.

- Un mouvement de grève illégal entraîne le licenciement immédiat pour faute grave et des indemnités à verser par le syndicat a l'entreprise concernée.

- Réquisition des travailleurs si les besoins essentiels ne sont pas assurés en particuliers pour le transport des usagers

- Les personnels sous statuts, en fait les fonctionnaires, n'ont pas le droit de grève, puisqu'ils sont en position de monopole dans leur activité.

Toutes ces mesures sont de bons sens et elles expliquent, en grande partie, pourquoi des pays comme la Grande Bretagne et l'Allemagne ont des économies qui fonctionnent mieux que la nôtre. Alors, allons nous rompre avec une vision de l'économie et du social datant de plusieurs dizaines d'années pour enfin prendre en compte les réalités d'un monde qui évolue constamment et auquel il est impératif de s'adapter. D'autant que, contrairement à ce que ces syndicalistes obtus disent, tout ceci amène la prospérité et c'est la non-adaptation qu'ils prônent qui génère entre autre le chômage.

Rédigé par Gaël DeLa Porte DuTheil

Publié dans #syndicats

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