Belfort : agression raciste de l’écrivain Ghislain Gilberti

Publié le 6 Septembre 2016

Belfort : agression raciste de l’écrivain Ghislain Gilberti

Les faits ont été relatés par L’Est républicain : le samedi 3 septembre 2016, vers 17 h 00, l’auteur de polars Ghislain Gilberti a été victime de violences en réunion alors qu’il se trouvait en centre-ville de Belfort, à quelques pas de la préfecture, accompagné de ses deux enfants.

L’écrivain souffre d’une fracture de l’humérus. Les auteurs ont réussi à prendre la fuite.

Le journal régional avait préalablement couvert une information qui semble liée à cette mystérieuse agression, Ghislain Gilberti ayant fait état, le 11 mars dernier, de menaces de mort et de harcèlement communautaire depuis la parution de son dernier roman traitant du périple d’un réseau djihadiste sur fond de trafic de stupéfiants, intitulé Le Festin du serpent.

Ce que L’Est républicain ne révèle pas, en revanche, ce sont les détails publiés par l’éditeur de l’écrivain sur les réseaux sociaux (Éditions Ring). Nous apprenons, ainsi, que les quatre agresseurs s’en sont pris également au fils de Ghislain Gilberti, âgé de 12 ans, qui a reçu plusieurs coups avec, comme seule explication, « c’est le même prix pour toi ». Nous apprenons aussi que l’écrivain a fait l’objet d’invectives à caractère raciste, puisqu’il aurait été traité de « sale Blanc ». Enfin, les individus auraient menacé la fille de l’écrivain, âgée de 11 ans, en lui lançant « on ne pardonne pas, on n’oublie pas ».

Ghislain Gilberti, hospitalisé sous anonymat pour sa sécurité, a été opéré le 4 septembre.

Il convient de s’interroger sur le peu de couverture médiatique de cette affaire gravissime, et sur la minimisation des faits par la presse régionale subventionnée. En effet, passer sous silence la motivation des agresseurs est particulièrement étrange dans le contexte actuel, lorsque l’on connaît la capacité des médias traditionnels à relayer les revendications communautaires dont l’affaire du « burkini » – grand feuilleton de l’été 2016 – est une parfaite illustration.

De plus, au-delà de ce qui paraît être considéré comme un simple fait divers se pose, une fois encore, la problématique de notre liberté d’expression, dont la mise à mal avérée doit être dénoncée par ceux qui sont censés la défendre autant qu’ils en bénéficient sur le principe : les journalistes.

À l’évidence, nombre de ceux qui étaient Charlie ont plus ou moins volontairement baissé la garde, au point de se soumettre encore plus à l’inacceptable dictature du politiquement correct.

Le cas de Ghislain Gilberti, qui avait demandé une protection policière, est symptomatique des menaces qui pèsent lourdement sur nos libertés fondamentales, d’autant qu’elles sont le fruit de ceux contre lesquels nous sommes censés être en guerre : les islamistes.

Quant à ceux qui seraient tentés de crier à la « récupération » ou à une quelconque manœuvre de « l’extrême droite », arguments éprouvés s’agissant de décrédibiiser la dénonciation d’événements factuels dans notre pays, qu’ils sachent que Ghislain Gilberti a toujours fait état de son engagement auprès des réseaux antifascistes, et que ses idées politiques sont aux antipodes des miennes. Il est des valeurs que nous devons plus que jamais défendre, et qui transcendent tous les clivages.

Sébastien Jallamion
Policier

bvoltaire.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Faits-divers

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