Le plan Hollande afin de sauver l’usine Alstom de Belfort coûtera 3,5 milliards d’€ au contribuable

Publié le 14 Septembre 2016

Le plan Hollande afin de sauver l’usine Alstom de Belfort coûtera 3,5 milliards d’€ au contribuable

L’usine Alstom de Belfort représente plus d’un siècle d’histoire jalonné de records de vitesse

Implantée en 1879 à Belfort, ils étaient 10 000 à y travailler après la seconde guerre mondiale faisant tomber un à un les records de vitesse tout au long du XXe siècle. Une motrice dépasse les 570 km//h, en 2007, alors que l’usine ne compte plus que 1 300 salariés.

C’est donc une des plus belles aventures industrielles françaises liée à la ville de Belfort qui semble aujourd’hui toucher à son terme.

Un gouvernement affolé

Souvenons-nous, le 24 août 1837, la reine Marie Amélie de Bourbon Sicile, épouse de Philippe Ier inaugure la première ligne de voyageur entre Paris et Saint Germain en Laye.

Inquiet de ce premier succès de l’industriel Pereire qui lui échappe, c’est fondamentalement à partir de l’implantation des premières lignes de chemin de fer que l’Etat français découvre qu’il est libéral : il arbitrera les concessions, rationalisera le marché puis ultérieurement décidera des trajets et de la destination des trains. Enfin, il prendra le contrôle absolu des voies ferrées et des trains en instaurant le monopole de la SNCF en 1937.

Quelles sont les solutions pour maintenir en vie l’usine de Belfort ?

Elles pleuvent :

Projets de commandes de la SNCF, de commandes de la RATP, de commandes du Syndicat des Transports d’Ile de France, de commandes des trains régionaux et intercités, enfin projet de commandes d’un nouveau type de train en gestation dans l’esprit du secrétaire d’Etat au transport Alain Vidalies, les trains, je cite : « D’équilibre du territoire pour des lignes structurantes ».

Quelle sera la facture pour le contribuable ?

3,5 milliards d’euros

Quelles sont les chances de succès de ce plan de sauvetage ?

Si l’on se réfère aux promesses tonitruantes de François Hollande et d’Arnaud Montebourg sur le maintien des emplois des usines Arcelor Mittal à Florange ou de PSA à Aulnay, ce plan de sauvetage est une gesticulation médiatique de plus du gouvernement socialiste. Mais gardons néanmoins espoir pour les 400 salariés d’Alstom, car la fermeture de l’usine de Belfort ne révèle que trop l’inquiétude d’un possible début de commencement d’abandon du monopole d’Etat du rail français.

Bulletin de réinformation

lagauchematuer.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #économie, #Socialistes

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Maéva 15/09/2016 09:34

Et bien cela va être encore nous les contribuables qui allons payer pour tout le monde, malheureusement ils vont être mis aux chômage je regrette la fermeture de cette usine.