Calais : « Les migrants agressent nos conducteurs, dans la plus totale indifférence »

Publié le 5 Septembre 2016

Calais : « Les migrants agressent nos conducteurs, dans la plus totale indifférence »

Sébastien Rivera, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) du Pas-de-Calais, explique que ça fait des mois que les chauffeurs routiers "composent avec la présence migratoire"

Ce lundi 5 septembre, les chauffeurs routiers vont mener une opération escargot à Calais. Les conducteurs exaspérés demandent le démantèlement de la Jungle où s'entassent entre 7.000 et 10.000 migrants. Sébastien Rivera, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) du Pas-de-Calais, explique que depuis des mois, les chauffeurs routiers "composent avec la présence migratoire". Ce dernier rappelle que ce problème touche Calais depuis 20 ans. "C'est vraiment compliqué depuis une année ou deux, où on a un nombre de migrants vraiment trop important et des attaques qui se multiplient pour tenter de pénétrer dans nos véhicules", explique Sébastien Rivera.

Il dénonce des attaques violentes et répétées. "Ça fait plus de six mois que la rocade portuaire et l'A16 menant au port et au tunnel sont attaquées chaque nuit, par des dizaines, des centaines de migrants". Sébastien Rivera explique que les migrants perturbent le trafic à travers des barrages qu'ils installent eux-mêmes avec "des troncs d'arbres, du mobilier urbain, tout ce qu'ils peuvent trouver aux alentours où chez les riverains". Depuis quelques jours, certains migrants mettent le feu à des barrages, ce qui a entraîné la destruction de plusieurs camions.

"Les chauffeurs y vont la peur au ventre et certains refusent de se rendre en Grande-Bretagne."

"Ils agressent nos conducteurs, ce qui devient absolument insupportable". Certains d'entre eux prennent désormais la route "la peur au ventre" et refusent parfois de se rendre en Grande-Bretagne. "Et tout ceci se passe dans la plus totale indifférence", dénonce Sébastien Rivera. "On a des réunions régulièrement avec la préfecture, mais les réponses qui nous sont apportées ne nous conviennent pas". Face à la violence, les chauffeurs routiers ne veulent plus être patients, comme les autorités le demandent.

STÉPHANE CARPENTIER

rtl.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Faits-divers, #Immigration

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michele 05/09/2016 16:56

une situation inacceptable qui ne peut duré encore