Calais: des habitants, entre colère et peur, témoignent

Publié le 17 Septembre 2016

Calais: des habitants, entre colère et peur, témoignent

Les migrants posent des barrages de plus en plus loin sur l’A16. Ils gagnent désormais la région d’Audruicq. Des habitants, entre colère et peur, témoignent. La nuit de mercredi à jeudi, particulièrement agitée, les a terrifiés.

« J’ai vécu la pire nuit depuis que je suis arrivée ici. Je ne dors plus, je tremble de peur, j’en ai encore pleuré ce matin... » Céline a acheté une maison il y a deux mois impasse Becquet à Offekerque. Son habitation se trouve à quelques mètres de l’A16, proche de la voie dans le sens Dunkerque-Calais. Le lieu est devenu, depuis cet été, un point de rendez-vous pour des migrants candidats à la Grande-Bretagne, aux méthodes ultra-dangereuses pour monter à bord d’un camion : la pose de barrages enflammés. « On les entend crier, courir lorsque la police arrive, on sent les gaz lacrymogènes. Mon fils de 3 ans a peur. Les migrants arrachent les poteaux de ma clôture pour les jeter sur l’A16 », poursuit, éreintée, la jeune femme.

Sa voisine, Stéphanie, confirme : « Entre 2 h et 5 h 30, cela n’a pas arrêté, c’était horrible. Il y avait entre 200 et 300 migrants. Tout ça va mal finir, les gendarmes ne sont pas assez nombreux. » « Lorsque je rentre du travail la nuit, je tombe nez à nez avec des groupes cachés dans les fossés », continue Kévin.

lesobservateurs.ch

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Rédigé par La rédaction

Publié dans #France, #Immigration

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