Fausse alerte à l'attentat à Paris : les auteurs présumés fanfaronnent sur Facebook

Publié le 19 Septembre 2016

Dès la fin d'après-midi samedi, ils se sont vantés de leur malveillance sur leurs page Facebook : «J'ai fait déplacé des hélico, le gouvernement, 50 voiture de flics (sic)». Derrière la fausse alerte attentat qui a créé l'émoi et déclenché une vaste opération de police, samedi, dans le 1er arrondissement de Paris, se cacheraient deux adolescents, âgés de 16 et 17 ans, résidant, selon l'un d'eux, en région parisienne.

Fausse alerte à l'attentat à Paris : les auteurs présumés fanfaronnent sur Facebook

Une heure avant l'envoi de l'alerte via l'application gouvernemental SAIP, celui que Facebook connaît sous le pseudonyme de «Tylers Swatting» annonçait : «Dans 10 minutes, je swatt l'église». «Swatting», du nom de cette pratique qui consiste à faire intervenir la police au domicile de quelqu'un dans le but de le filmer avec sa webcam.

Dans le contexte terroriste, les deux acolytes, dont les premiers appels de ce type remontent à trois ans, auraient donc trouvé une opportunité de «buzzer», leur motivation première. Samedi, l'un d'eux a ainsi pu sans mal se faire passer pour un certain père Mathis de la paroisse Saint-Leu, ce que confirme un enregistrement sonore que nous avons pu écouter. Mieux, il avait trouvé le moyen technique de faire croire à la police que l'appel provenait bien de l'église.

«Pas peur de la prison»

Les mauvais-plaisants irresponsables affirment avoir prévu de mener une opération semblable dans une mosquée, dimanche, avant de renoncer, «fiers» de leur gros coup. Sur Facebook, «Tylers Swatting» menace de semer la panique au salon du jeu vidéo Paris Games Week, organisée à la porte de Versailles fin octobre.

Fausse alerte à l'attentat à Paris : les auteurs présumés fanfaronnent sur Facebook

Contacté, son complice «Zakhaev Yamaha» pense qu'ils se feront «prendre avant» mais dit ne pas avoir peur de la prison. Dimanche, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour «dénonciation de crime imaginaire» et «divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse». Pour leur coup, les suspects encourent deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende.

Le compte «Tylers Swatting», d'où proviennent les publications, ainsi que «Taylers WB», second compte de l'utilisateur, ont été supprimés dimanche soir.

leparisien.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France, #Faits-divers

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