Foncia et le drapeau de la « fachosphère »…

Publié le 20 Septembre 2016

Foncia et le drapeau de la « fachosphère »…

Deux piliers de la bien-pensance –Libération et Le Huffington Post – nous donnent une nouvelle leçon de désinformation. Les faits sont simples : monsieur et madame P. ont arboré le drapeau tricolore dans le jardin de leur appartement lors de la finale du football. Puis, l’événement terminé, ils l’ont gardé en raison de la proximité avec le 14 Juillet. Arrivent ce funeste jour et ses 86 morts de Nice. Les époux P. laissent en place ce drapeau pour manifester leur appartenance à une communauté nationale blessée.

Le 9 septembre 2016, la gestionnaire de copropriété leur écrit et, après les avoir remerciés pour leur patriotisme, les invite à ranger leur drapeau dans ces termes : « Sachant que les activités sportives estivales sont terminées, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir le déposer afin d’éviter tout débordement. »

Madame P. publie alors cette lettre sur Facebook. Et déclenche une avalanche de protestations, à tel point que le groupe Foncia se fend d’un communiqué : « Foncia groupe condamne l’action faite en local qui ne reflète en rien la politique du groupe. Francois Davy, président du groupe, va personnellement appeler le copropriétaire afin de lui présenter ses excuses au nom du groupe. » L’intention est meilleure que le style.

Certains politiques – Florian Philippot, Benoist Apparu, Isabelle Balkany et Nicolas Dupont-Aignan – s’en mêlent. Et Libérationtraduit l’incident à sa manière : « La gérante d’un syndic a déclenché la colère de la fachosphère et de personnalités politiques de droite et d’extrême droite. » Quant au Huff Post, il expose « la mobilisation de ces internautes “patriotes” [qui] a payé. […] selon ces internautes, le groupe immobilier se comporte de manière “anti-française”, voire “collabo”, et veut “interdire” le drapeau tricolore.

[…] il faut lire cette lettre, très partagée sur le réseau social, notamment dans le cercle dit la “fachosphère”. »

Notons d’emblée l’association des mots « de droite et d’extrême droite ». Elle vise à déconsidérer l’adversaire par l’amalgame et la sidération : on ne répond pas à l’accusation d’être d’extrême droite. Mais, surtout, le véritable sujet est occulté et transformé en une sorte de complot de la « fachosphère ». Dont on apprend, au passage, que font partie madame Balkany et monsieur Apparu.

La question n’est donc plus de savoir s’il est normal, en France, d’arborer le drapeau national à sa fenêtre en dehors des périodes d’hystérie collective. Cette question aurait pu être posée par nos deux médias subventionnés. Elle aurait dû l’être au regard de l’invitation faite par François Hollande lui-même de pavoiser nos fenêtres après les attentats. De l’épidémie de drapeaux sur Facebook après le 13 novembre. De l’usage abusif et creux du mot « république » et de ses fameuses valeurs par ces mêmes organes de presse. Mais non, la présence d’un drapeau national pose problème en soi hors des compétitions sportives. À ce titre, le courrier de Foncia est révélateur de l’état d’esprit dominant. Soumis.

D’ailleurs, Libération soutient qu’une querelle de voisinage aurait justifié cette lettre. Des propos contredits par les intéressés :« Pour nous, c’est un acte de résistance par rapport à tout ce qui se passe et surtout un hommage en mémoire aux 86 victimes de Nice, nous ne le retirerons pas. » Avec des propos aussi nauséabonds, sans doute les époux P. font-ils partie de la « fachosphère »

François Teutsch
Avocat

bvoltaire.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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