Les hôpitaux français malades de la violence

Publié le 27 Septembre 2016

Les hôpitaux français malades de la violence

Insultes quotidiennes, agressions physiques... Un rapport officiel dresse un constat édifiant des violences et incivilités, notamment aux urgences.

«On ne peut pas dire qu'il y a plus de violences (à l'hôpital), mais leur origine ou leur forme a changé». C'est ce qu'affirme l'Observatoire national des violences en milieu de soins (ONVS), un organisme sous tutelle du ministère, dans son dernier rapport annuel (2015). «Ce qui augmente est l'aggravation du sentiment d'insécurité ressenti par les personnels de santé. La tolérance face à des violences dont les causes sont parfois mal identifiées ou à des violences gratuites est devenue très faible».

Le rapport liste les principaux motifs de violence. Si les reproches relatifs à la prise en charge constituent le premier reproche (avec plus de 58 % des motifs de violence observés), suivent l'alcoolisation (12%) et le temps d'attente jugé excessif par les patients (11,6%).

Dans la répartition des signalements d'atteinte aux personnes réalisée par l'ONVS, les injures, insultes et provocations apparaissent en première ligne avec 36,7% des cas. L'ONVS note sobrement qu'aux urgences, «les agressions verbales sont quotidiennes et les agressions physiques nombreuses».

Ce mardi 13 septembre, il est 22 h 49, aux urgences de l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis, au nord de Paris. Un homme est admis pour un traumatisme crânien. À ses côtés, son frère s'agite, s'inquiète, s'emporte. C'est le docteur Armand N. qui fait les frais des foudres fraternelles. L'homme l'agresse violemment. Il lui brise les deux mains au point que le médecin doit immédiatement être pris en charge au bloc pour une intervention. Il écopera de 50 jours d'incapacité temporaire de travail.

lefigaro.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Faits-divers, #France

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clara 27/09/2016 16:38

la violence en France est devenu très occurrente