Loi travail: cette nouvelle manifestation n’a été encore que destruction et violence

Publié le 18 Septembre 2016

Loi travail: cette nouvelle manifestation n’a été encore que destruction et violence

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la 14e manifestation anti-loi Travail qui s’est déroulée le 15 septembre un peu partout en France n’a fait que produire, à l’image des 13 autres, destructions et violences. Ce sont de véritables images de guérilla urbaine que les télévisions ont pu retransmettre, accréditant l’idée, aux yeux de l’étranger notamment, que notre pays sombre peu à peu dans le chaos.

Depuis le début de ces manifestions, plus de 600 policiers et gendarmes ont été blessés. Des millions d’euros de dégâts ont été perpétrés par des casseurs issus de l’extrême gauche, sous le regard bienveillant de syndicats irresponsables et rétrogrades. Pour quels résultats ? Tous les spécialistes s’accordent, en effet, à dire que le contenu de la loi incriminée ne constitue qu’à la marge une avancée pour le monde de l’entreprise.

Dans le même temps, mettant en exergue les mensonges continuels d’un État failli, surgit l’affaire Alstom. Deux faces d’une même pièce qui attestent, d’une part, de l’incapacité qu’a eue ce gouvernement – comme ceux qui l’ont précédé – d’anticiper les changements économiques et sociétaux dont la France a un impératif besoin.

Et, d’autre part, de faire évoluer un dialogue social dont les termes sont aujourd’hui surannés, au point qu’ils ne trouvent d’aboutissement que dans la violence et le déchaînement des foules.

C’est sur ces ruines fumantes que les candidats à la prochaine élection présidentielle, qu’ils soient déclarés, putatifs ou encore hésitants, commencent leurs shows politico-médiatiques. Avec la complicité de journalistes d’État, aux ordres d’un système qui a fait et fera leur carrière, la classe politique, faisant totalement fi de l’aspiration des Français à un véritable changement, entame une campagne « à l’ancienne », faite d’invectives indécentes, de sous-entendus malsains et de propositions éculées, qu’elle s’empressera d’ailleurs d’oublier une fois « aux affaires ».

Non, contrairement à ce qu’affirmait récemment un journaliste lors de son émission matinale sur BFM TV, ces élections et cette campagne qui s’annoncent ne font pas envie et se présentent sous de mauvais augures.

Remake d’élections passées, acteurs déjà (trop) vus, programmes indigents, la France de ce début de XXIe siècle n’a-t-elle que ça à présenter ? Alors que notre identité nationale est menacée. Alors que les Français risquent leur vie chaque jour aux confins du désert, au détour d’une bouche de métro ou d’une salle de spectacles. Alors que les prémices d’une guerre civile se dessinent, nos responsables politiques n’ont-ils d’autre choix que de nous présenter le spectacle affligeant de primaires inutiles et coûteuses, et de débats tronqués d’une rare médiocrité ?

Dans ce contexte, il est à craindre qu’après un quinquennat pour rien ne survienne le quinquennat de trop. Celui d’une continuité mortelle pour la France. Le scénario est annoncé, les acteurs sont en place ; seuls les spectateurs peuvent en changer le cours.

Olivier Damien
Docteur en droit

bvoltaire.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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élodie 22/09/2016 11:29

J'ai de la peine pour le CRS qu'ils ont brûlé, la presse nous parle plus des manifestants.