Le maire de Cannes dit s’être fait traiter de « chien de chrétien »

Publié le 2 Septembre 2016

David Lisnard
David Lisnard

David Lisnard a signé le premier arrêté anti-burkini. Pour "Le Point", le maire de Cannes raconte comment il a vécu la polémique.

Gaulliste et républicain sourcilleux, quadra passionné d'histoire, le maire (LR) deCannes, David Lisnard, a l'habitude de soupeser ses interventions et ses décisions. En signant le 28 juillet le premier arrêté contre le burkini en France – suspendu le 30 août par le tribunal administratif de Nice, la veille de son extinction... –, ce libéral assumé a surpris son monde. Il se confie au Point.

Il est le premier maire à avoir signé un arrêté » anti burkini ». Le maire de Cannes raconte dans le Point qu’en un mois onze procès verbaux ont été dressés pour infraction et nombre de situations ont pu être réglées sans aller jusqu’à la contravention ».

L’élu dit avoir reçu « énormément de messages de soutiens, y compris de musulmans qui refusent l’amalgame avec les porteuses de cette tenue…mais aussi un flot de messages, de menaces d’intimidations et d’insultes, parfois grotesques, il est vrai – je me suis fait traiter de chien de chrétien ou d’agent du terrorisme sioniste » avec des allusions à mon prénom, David… ».

Le maire désigne les auteurs de ces messages de haine : » le Collectif contre l’islamophobie, qui est à l’origine de cette polémique a construit un discours victimaire. Cet épisode a renforcé ma conviction qu’il est le reflet d’un projet politique conquérant, qu’il faut combattre idéologiquement et par des actes ».

Le Point

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 03/09/2016 15:43

Que font la LICRA, SOS Racisme, le MRAP... et tout les autres ? Ah, oui, j'oubliais, le racisme, chez eux, ne joue qu'à sens unique...