Migrants : face au risque d’invasion et de «mini-Calais», les riverains s’organisent partout en France

Publié le 25 Septembre 2016

Migrants : face au risque d’invasion et de «mini-Calais», les riverains s’organisent partout en France

La répartition des migrants à travers la France, pour désengorger la « jungle » de Calais, inquiète politiques et riverains, qui, déjà, s’organisent. Récit.

« Mini-Calais », de quoi parle-t-on ?

Officiellement, les 12.000 migrants de la « jungle » de Calais vont être répartis dans onze régions de France. Ce sont nos confrères du Figaro qui avaient dévoilé, il y a quelques semaines, la carte de cette répartition en exclusivité, créant l’inquiétude chez les riverains tout comme les maires des communes concernées, qui n’avaient pour la plupart été prévenues.

De plus, d’ici la fin de l’année, 9.000 places d’hébergement de centres seront créés. Ce sont les préfets de région qui sont chargés de recenser les terrains pouvant accueillir les migrants.

Les politiques s’emparent de l’affaire, tout comme les riverains

Les responsables politiques n’ont pas mis longtemps à réagir. Ainsi, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a le premier dénoncé un « plan caché, fait dans le dos des élus et des habitants » : « ce plan est une folie, on ne résout pas Calais, on va créer des Calais partout en France. Ça va créer un appel d’air pour l’immigration clandestine ». Mais d’autres aux Républicains ont repris cette notion de « mini-Calais », comme la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse qui s’est émue de la répartition des migrants :

A BFMTV, le président LR de la région Grand Est Philippe Richert affirme que « c’est par la lecture du Figaro que je l’ai appris » : « sur cinq millions [d’habitants de la région, NDLR] c’est très peu mais ces personnes qui viennent de Calais ne veulent pas nécessairement rester en France ». 102 centres d’accueil pour migrants ont été créés depuis un an.

… et les riverains s’organisent

Les manifestations contre l’installation de camps de migrants s’organisent dès lors un peu partout en France, comme à Louveciennes, après les révélations exclusives de Valeurs Actuelles (lire notre article complet ici). Un autre village a décidé de montrer son mécontentement : Champtercier dans le Pays Dignois. Dans ce village de 820 âmes, plus d’une centaine de migrants en provenance de Calais viendront s’installer. Soit un huitième de la population… Ce que n’a pas manqué de souligner le candidat souverainiste à l’élection présidentielle Nicolas Dupont-Aignan, lançant un « appel à la résistance », estimant que « ce ne sont pas à nos élus locaux, à nos communes rurales, à nos concitoyens, de subir la faiblesse et la lâcheté de nos dirigeants » :

Quoi qu’il en soit, la possible existence de « mini-Calais » inquiète riverains et responsables politiques. Le thème des migrants, à n'en pas douter, sera au coeur de la prochaine élection présidentielle.

valeursactuelles.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Immigration

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Vent d'Est, Vent d'Ouest 25/09/2016 09:04

Un 12 septembre 2015, un certain Julien Sanchez, premier magistrat d'une petite ville nommée Beaucaire, avait bien alerté ses pairs lors d'une invitation à l'assemblée des maires de France à la Maison de la Chimie à Paris où il s'y était fait huer, conspuer, insulté, bousculé par le préfet de Languedoc-Roussillon, Pierre de Bousquet sorti de son droit de réserve, et même attaquer à coups de pied par deux élus de gauche... (sources vérifiables sur Internet). Maintenant, c'est une panique générale. De la très grande majorité des voix des autres maires qui auraient pu - que dis-je, auraient dû - protester, sinon par même conviction politique, au moins au nom de la démocratie contre le traitement d'alors indigne infligé à Julien Sanchez, on n'en avait point entendu...

Vent d'Est, Vent d'Ouest 25/09/2016 09:06

Fautes d'orthographe et de grammaire : il faut lire : "Il s'y était fait [...], insulter, bousculer [...].