Notre idée de la France gouvernée par François Hollande : + 650 000 chômeurs depuis 2012

Publié le 29 Septembre 2016

Notre idée de la France gouvernée par François Hollande : + 650 000 chômeurs depuis 2012

François Hollande ne peut pas dire qu’il est candidat. Pas avant que la courbe du chômage ne s’inverse – et c’est mal parti ! Ou, à tout le moins, que les artifices comptables qu’il a mis en œuvre (comme le transfert massif des chômeurs inscrits en catégorie A vers la catégorie D, celle des formations) ne lui permettent de tordre avantageusement la réalité.

Mais le temps presse. Ses deux anciens ministres de l’Economie, Montebourg et Macron, battent la campagne pour lui faire barrage. Deux lignes antagonistes, mais un même constat : François Hollande a dirigé la France sans cap ni perspective.

Le temps presse, donc. Et son impopularité bat des records. Il faut donc faire campagne et occuper le terrain à tout prix. Le président de la République sonne le rappel de ses derniers soutiens pour lancer le site notreidéedelafrance.fr qui, après les pittoresques « Hé oh la gauche ! » et « La Belle Alliance Populaire », est une nouvelle incongruité destinée à susciter l’adhésion autour de sa candidature ; pourtant rejetée à 90% par l’opinion.

Une tentative vouée au même échec que les précédentes, tant elle paraît déconnectée de ce que vivent les Français. Avec 50 200 chômeurs supplémentaires au mois d’août, chacun sait pertinemment où mène les idées de François Hollande pour la France.

50 200 chômeurs de plus au mois d’août ; une hausse d’une ampleur inquiétante (et alors même que 51 400 chômeurs ont fait l’objet d’une radiation administrative et que 16 300 chômeurs ont été inscrits en catégorie D, celle des formations). La perspective d’une inversion de la courbe du chômage s’est définitivement envolée (rappelons que 650 000 chômeurs se sont inscrits en catégorie A depuis 2012). La pression monte pour François Hollande qui a lié sa candidature en 2017 à ses résultats sur le chômage. Et il ne lui reste plus que deux mois avant de faire connaître ses intentions.

Mais qu’ira-t-il encore inventer pour échapper à sa promesse ? Une promesse qu’il a déjà trahie à plusieurs reprises. Verbatim :

– 9 septembre 2012, dans le 20h de TF1: «Nous devons inverser la courbe du chômage d’ici un an

– 31 décembre 2012, dans ses vœux aux Français: «Toutes nos forces seront tendues vers un seul but: inverser la courbe du chômage d’ici un an, […] coûte que coûte

On observe que la confiance des débuts l’autorise à fixer un calendrier : « d’ici un an ». Promesse non tenue et discours dorénavant plus prudents :

– 18 avril 2014, lors d’un déjeuner avec des dirigeants et des salariés de Michelin: «Si le chômage ne recule pas d’ici à 2017, je n’ai aucune raison d’être candidat à un deuxième mandat

– 27 juillet 2015, lors du dîner annuel de l’Association de la presse présidentielle: «Il faut qu’il y ait une baisse du chômage tout au long de l’année 2016 permettant de faire un choix dans le cadre d’une campagne présidentielle possible et qui n’est pas aujourd’hui à l’ordre du jour.»

– 19 février 2016, sur France Inter : «Je n’ai de ce point de vue-là qu’une seule parole (NB : « de ce point de vue là… »). J’ai été candidat pour que nous créions les conditions pour qu’il y ait une baisse du chômage et il doit y avoir une baisse du chômage. Et s’il n’y a pas de baisse du chômage, vous savez quelles conclusions j’en tirerai

Brigitte Kuster

Maire du 17 ème arrondissement de Paris

brigittekuster.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Hollande

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