Pas « d’islam de France » mais un islam encadré par les lois de la République

Publié le 11 Septembre 2016

Pas « d’islam de France » mais un islam encadré par les lois de la République

« Il est très bien qu’il y ait des français noirs, des français jaunes, des français bruns mais la France est un pays de race blanche, de religion chrétienne et de culture gréco-latine ». Ainsi parlait de Gaulle et il ajoutait : « Si quelqu’un ou un groupe de personnes se plaint de racisme à son égard, c’est qu’il provoque quelque rejet de la part des français chez qui il vit » et il précisait « … ceux qui apportent du bien, on les reçoit à bras ouverts ! ». De Gaulle n’était ni raciste ni xénophobe ni islamophobe. Il était français. Comme tous les français, il voulait que la France reste la France et que sa cohésion nationale ne soit pas mise en péril ni son identité diluée par des gens de l’extérieur qui ne feraient pas l’effort de s’intégrer dans son corps social en respectant strictement ses lois, ses coutumes et sa culture puis éventuellement, s’y assimiler complètement jusqu’à sentir et aimer la France au point de devenir français.

La France a vécu beaucoup de grandeurs et de désastres depuis 15 siècles mais prenant le relais de l’Empire Romain, elle est toujours restée au cours des siècles, la puissance-pivot de l’Europe et de sa civilisation. C’est ainsi qu’après la Renaissance européenne des 15è et 16è siècles, elle a inventé les « Lumières », la démocratie, les Droits de l’Homme avec les concepts de liberté, égalité, fraternité qu’elle a répandus dans toute l’Europe et l’Europe à son tour, dans le monde entier en commençant par l’Amérique. Tous les pays du monde d’aujourd’hui sont nés ou se sont développés sur les bases de la civilisation européenne technique, scientifique, politique, économique et culturelle, quelle que soit leur culture d’origine. Elle est devenue la civilisation du monde du 21è siècle et toutes les religions et philosophies, christianisme, hindouisme, bouddhisme, confucianisme et autres cultures athées, mono- ou polythéistes, se sont adaptées à cette civilisation et vivent en parfaite symbiose avec elle … toutes sauf l’islam qui doit encore faire sa réforme s’il veut à nouveau rentrer dans « l’Histoire » ! Il en est sorti en effet, il y a plus de cinq siècles quand ses clercs et ses responsables politico-religieux ont encore une fois, malgré les objurgations des intellectuels musulmans les plus clairvoyants de l’époque, décidé de ne pas reprendre l’effort d’ijtihad et d’éxégèse et de s’enferrer dans le carcan d’un consensus religieux qui remontait au 7 è siècle et qui n’avait plus été remis en question ni même adapté à l’évolution du monde depuis le 10è siècle, époque où il avait été figé pour des raisons d’ailleurs plus politiques que théologiques !

On comprend donc que les peuples de France et d’Europe du 21è siècle malgré le laxisme et l’inconscience suicidaires de leurs élites gaucho-pensantes, ne veuillent pas céder aux sirènes de la « taqiyya » islamique ni aux injonctions de ceux qui dans l’islam en sont restés aux interprétations littéralistes des textes sacrés et voudraient dans leur grande ingénuité ou leur folie prosélyte, les imposer à la terre entière ! Le communisme avec ses monstruosités léniniste, stalinienne, maoïste, castriste, polpotiste et ses autres avatars trotsko-gauchistes, a été la calamité, l’engeance du 20è siècle. Nous devons faire en sorte, musulmans et non-musulmans réunis, que l’islam et ses déviances islamistes ne deviennent pas celles du 21è siècle.

Pour cela, trois commandements précis doivent guider notre action. Le premier est de contrôler les flux migratoires, le second de cadrer strictement les manifestations et pratiques de la religion afin que tous les musulmans sachent clairement ce qui est acceptable ou inacceptable dans notre pays et le troisième, de parachever la tâche en aidant les musulmans et leurs autorités religieuses à réformer l’islam pour qu’il devienne compatible avec l’humanité du 21è siècle aussi bien dans les pays d’accueil que dans les pays d’islam.

Commandement n° 2 : Cadrer la pratique de l’islam en fonction des lois et coutumes de la République afin de favoriser l’intégration sans heurt des populations musulmanes immigrées et de sauvegarder ainsi la cohésion sociale du pays et l’identité nationale du peuple français.

Il est plus que douteux qu’un islam de France puisse naître un jour d’une soudaine prise de conscience de la communauté et des autorités religieuses musulmanes qui s’accorderaient en toute bonne foi et sans « taqiyya » sur un mode de célébration du culte et des pratiques religieuses qui par la vertu du Saint Esprit ou la grâce d’Allah, ne présenteraient plus aucun risque de dérapage du côté des pratiquants musulmans ni de contestation, agacement, exaspération et rejet du côté des « indigènes » français. Si cela pouvait exister, il se serait déjà spontanément et naturellement établi sans heurts depuis longtemps. Cessons donc de rêver d’un "islam de France" qui se retrouverait en compétition avec l’allemand, l’italien, l’américain, le russe ou le papou … et bien entendu avec l’islam d’Afrique du Nord, du Liban, d’Egypte, d’Arabie ou d’Iran même si ces pays du Dar el Islam en venaient comme il devront bien le faire un jour, à s'imprégner plus pleinement des idées des « Lumières » à savoir des principes de démocratie, de liberté, égalité et droits de l'homme !

A défaut de l’utopie d’un « islam de France » qui émanerait de la sapience musulmane, il convient que les autorités françaises et en particulier le Ministre chargé des Cultes élabore une « charte », un ensemble de règles de conduite qui définisse précisément les conditions d’exercice du culte musulman et des pratiques religieuses musulmanes qui les rendraient compatibles avec les lois et coutumes de la République ainsi qu’avec les éléments fondamentaux de la culture française qui, d’essence chrétienne et gréco-latine, fait partie intégrante de l’identité française forgée par quinze siècles d’histoire, en Europe et dans le monde.

Cette charte s’imposera aux musulmans de France, français ou étrangers. Le Ministre de l’Intérieur, chargé des Cultes, aura pour mission de veiller à sa stricte application pour satisfaire aux impératifs de cohésion sociale et d’identité nationale. Ces impératifs sont « catégoriques » au sens kantien, c'est-à-dire qu’ils ne sauraient être discutés et que leur application sera mise en œuvre selon la règle de tolérance « 0 ».

Le premier principe est la suprématie absolue de la « loi de l’Etat » sur toute autre prescription, coutume ou comportement de nature religieuse, ethnique, clanique, sociale ou familiale qui seraient peut-être acceptables dans la société d’origine mais ne le sont pas nécessairement ici.

Le second est le précepte romain : « A Rome, vis comme un romain ! » à savoir en France comme un français et plus largement en Europe comme un européen. A cet égard, il ne faut pas s’étonner si les populations françaises de souche, les « indigènes français » réagissent quand leurs hôtes ne respectent pas leurs coutumes et leurs modes de vie, tout au moins dans la sphère publique. Ce n’est ni du racisme, ni de la xénophobie ni de l’islamophobie, c’est une réaction normale d’exaspération face aux excès de certains individus mal éduqués ou plus exactement éduqués dans une culture différente qu’ils n’ont pas à « imposer » à leurs hôtes.

La loi française est laïque en ce sens qu’elle tolère et protège toutes les religions à condition qu’elles n’empiètent pas sur la sphère publique en y faisant par exemple du prosélytisme ou même tout simplement en dérangeant la population indigène par des manifestations trop bruyantes, voyantes ou odorantes ou en brandissant ou portant des signes religieux trop évidents ou visibles.

En France et en Europe en général, la religion se célèbre et se pratique dans la sphère privée, c'est-à-dire à la maison ou à l’église (la mosquée pour les musulmans !) et jamais dans la sphère publique, c'est-à-dire dans la rue ou le lieu de travail ni dans les lieux de loisirs d’accès public ou dans les édifices publics.

En vertu du principe de liberté, il est permis de tout dire et de tout faire qui ne contrevienne pas à la loi, à l’ordre public et aux bonnes mœurs. Il n’y a donc pas de sanction au blasphème et il est licite de jurer du nom de Dieu même si cela déplaît à ceux qui révèrent ce Dieu ! Il n’y a pas plus de sanction à l’apostasie, on peut changer de religion ou devenir athée comme on veut et quand on veut. Il n’y a pas d’interdit ou d’obligation alimentaire (alcool, porc, halal, jeûne, …) ou vestimentaire (voile, niqab, jilbab, burkini, …) qu’on serait tenu de respecter. Certaines « obligations » ou plutôt certaines façons d’être ou de faire que certains musulmans considèrent comme « obligatoires », sont même déjà prohibées par la loi comme le port de vêtements qui cachent le visage (burqa, niqab sur la voie publique) ou encore le port ostensible de signes religieux (voile) dans les édifices publics ou le fait d’organiser la séparation des sexes. Il faudra étendre cette règlementation en fonction de la sensibilité de la population à la provocation religieuse et des risques consécutifs de troubles à l’ordre public à certains moments et dans certains lieux et si nécessaire généraliser les interdictions par exemple, le voile à l’Université, partie éminente du service public d’éducation et même le voile sur la voie publique en général si le port du voile venait à devenir un jour le signe de ralliement de ceux qui contesteraient la loi et la marque publique d’un refus d’intégration. La sanction devra être sévère et immédiate pour toute personne qui enfreindrait ces règles élémentaires de vie en commun et plus encore pour toute personne qui chercherait à imposer ou même seulement à « prêcher » l’infraction. La récidive entraînera expulsion ou prison selon que le coupable sera étranger ou français. Tolérance « 0 » à cet égard.

Les droits de l’homme sont une conquête des « Lumières » du 18è siècle. Ces droits incluent de nos jours pleinement ceux de la femme qui jouit exactement des mêmes droits, devoirs et libertés. L’islam sur ce plan, en est resté aux conceptions et comportements du pré-Moyen-Age et de l’Ancien Testament quand la femme était considérée comme une mineure que l’homme devait protéger et respecter mais qui devait lui obéir. Au 21è siècle, du moins en théorie, nous ne sommes plus au temps où l’homme montait sur l’âne et où la femme courait derrière en portant les paquets ! De nos jours également, on considère que le témoignage d’une femme compte autant que celui d’un homme et qu’elle doit hériter de la même part que l’homme ! Aujourd’hui encore, on suppose que l’homme moderne n’est plus un sauvage et qu’il a appris à se tenir devant une femme. On n’oblige donc pas les femmes à se voiler ou à se baigner séparément dans une piscine ! Nous ne sommes plus au temps du Prophète qui avait si peu confiance en ses compagnons qu’il a transmis au monde la sourate du voile pour éviter que les femmes non « cachées » n’excitent trop la libido des hommes dont la frustration animale ne demanderait qu’à exploser ! L’homme aujourd’hui s’est quelque peu civilisé depuis l’époque où il traînait dans le désert … il ne saute plus sur une femme qui n’est pas voilée et s’il le fait, il est puni. L’homme moderne n’a pas plus le droit de violer une femme ni de la battre qu’une femme n’a le droit de le faire à l’homme !

On peut donc avoir aujourd’hui le plaisir d’admirer, sans y toucher, une jolie femme musulmane et on doit fermement rejeter toute tentative de régression islamiste qui viserait à enlaidir les femmes ou à les cacher aux yeux de l’humanité sous le prétexte fallacieux de respecter des coutumes de décence et de pudeur islamiques (elles n'ont en réalité rien de plus islamique que chrétien ou païen !) mais plus sûrement avec l’intention sournoise de maintenir la domination de l’homme sur la femme. Dieu aime le beau et il laisse au Diable la laideur et la noirceur! Que les femmes soient belles et que les hommes sachent se tenir !

Le prosélytisme religieux non plus, n’est pas bien vu en France et même interdit dans la mesure où il risquerait en cas d’excès, d’entraîner des réactions négatives susceptibles de dégénérer en troubles à l’ordre public de la part des populations qui en seraient l’objet. C’est pourquoi la loi interdit et doit sévèrement réprimer les pratiques voyantes et le port ostentatoire de signes extérieurs spécifiquement religieux voire brandis comme autant d’étendards de la religion.

Le voile, même le simple voile en est un du fait de sa visibilité intrinsèque. Il faut donc suivre avec attention son usage par la population musulmane pour éviter les dérapages possibles vers un prosélytisme sournois. On l’appréciera en liaison avec le comportement général de chaque musulman et musulmane dans la sphère publique et à la lumière des consignes ou prêches des autorités religieuses à ce sujet. Rappelons que le voile n’est pas une obligation islamique mais considéré comme une simple coutume même si elle répond à une tradition ancienne dans certains pays comme le confirmait récemment la mosquée El Azhar. Le Roi du Maroc et le Gouvernement algérien viennent également de rappeler ce point. Il ne serait donc aucunement frustrant ni choquant sur le plan théologique de l’interdire si le besoin s’en faisait sentir pour des raisons d’ordre public … a fortiori l’interdiction absolue et la répression sévère du port du niqab, de la burqa, du jilbab voire même du burkini qui n’est qu’une ridicule synthèse de religion et de mode que certains utilisent dans leur obsession modernisante de prosélytisme islamique !

Au-delà de ce prosélytisme banal que chaque intégriste ou pratiquant musulman peut s’aventurer à faire en restant naturellement dans les limites de ce qui est toléré par la loi, il faut en revanche punir sévèrement le prosélytisme « professionnel » à savoir le prêche de choses, de faits et de dires contraires à la loi de la République. La sanction sera l’expulsion ou l’emprisonnement de ces imams, prêcheurs ou parleurs publics selon qu’ils seront étrangers ou français et la fermeture des mosquées dont les recteurs et la communauté musulmane concernés se montreraient trop laxistes voire complices desdits faux-prêcheurs.

On exigera par ailleurs que le service religieux et les prêches soient célébrés en français de façon à favoriser au lieu de freiner la « francisation » des fidèles et surtout celle de leurs enfants qui commence bien entendu à l’école de la République (d’où l’importance cruciale pour la cohésion nationale et l’avenir de ces enfants, d’y rétablir la discipline et la qualité de l’enseignement comme indiqué dans le précédent article « immigration-islam 1 du 6 /09/16).

Le Ministre des Cultes devra par ailleurs organiser avec la communauté musulmane, ses responsables religieux et l’Université, le recrutement et la formation en France des imams, prêcheurs et autres personnes chargées du culte et de l’organisation et gestion des œuvres autour de la mosquée.

Le financement des mosquées et des « oeuvres » ou associations religieuses sera communautaire et dégagé de tout lien avec tel ou tel pays ou organisation basés à l’étranger sauf à subir le contrôle de l’Etat comme toute autre association. Les écoles musulmanes seront soumises au même contrôle que les écoles chrétiennes qu’elles soient aidées par l’Etat ou privées, pour s’assurer de la qualité technique et citoyenne de l’enseignement (enseignement en français des diverses matières, histoire de France et instruction civique).

Notre réflexion ne serait pas complète sans souligner deux points fondamentaux qui ont guidé la culture arabo-islamique depuis toujours et qui la jettent dans un trouble profond encore aujourd’hui, en raison des bouleversements qu’elle connaît dans sa quête de modernité et d’identité face au monde du 21è siècle auquel la communauté civile musulmane sent bien qu’il lui faudra très vite s’adapter si elle veut survivre en tant que telle mais que l’Oumma au sens religieux du terme a encore beaucoup de mal à accepter .

Le premier point est la façon dont l’islam conçoit le rapport à « l’autre » avec son obsession de la force quand il « se sent conquérant » et le second est cet outil de défense que l’islam s’est créé pour contrer la force de l’autre quand il se sent en danger à savoir la « taqiyya », cette science de la dissimulation et du mensonge qui devient infinie et multiforme dans ses rapports avec les « non-musulmans ».

L’islam en effet, a le culte de la force et le plus profond mépris pour la faiblesse ou ce qu’un islam primaire considère comme tel par exemple la gentillesse, l’abnégation ou le « si on te frappe sur la joue droite, tends la joue gauche » des chrétiens ! Cela lui vient de l’antique tradition biblique de l’Ancien Testament, du Dieu vengeur et du « œil pour œil et dent pour dent » dont s’est inspirée directement la révélation islamique au lieu hélas ! de s’inspirer du « Aimez-vous les uns les autres » de l’Evangile qui s’était pourtant répandu sur toute la rive est et sud de la Méditerranée mais sans recourir à la force brutale pour convertir les populations. A la différence du christianisme, les versets qui servent de référence à l’islam sont donc naturellement et malheureusement d’abord, ceux de la guerre et de la conquête plutôt que ceux de l’amour et de la paix !

A l’inverse, quand l’islam se sent faible, il plie et pratique la « taqiyya », cette merveilleuse invention coranique qui autorise le mensonge devant le danger ou l’ennemi. Elle fut mise en œuvre à grande échelle à l’époque où les sunnites des Compagnons du Prophète pourchassaient les chiites légitimistes qu’ils considéraient comme hérétiques. Ils ont alors érigé la dissimulation et le mensonge comme principal moyen de défense face à l’ennemi sunnite … et les sunnites leur ont bientôt emboîté le pas quand ils se sont eux-mêmes trouvé plus tard en situation de faiblesse. La taqiyya est la règle dans les rapports entre musulmans et kuffars qui ne sont respectés que s’ils sont les plus forts !

Ces éléments, respect de la seule force et mépris de la faiblesse d’un côté, utilisation systématique de la taqiyya en situation de faiblesse de l’autre, sont deux éléments de base de la culture islamique. Ils doivent être constamment pris en compte dans nos rapports avec l’islam et le monde arabo-musulman … ou dit autrement, il faut savoir que l’islam quand il se déchaîne, ne s’arrête que devant la force et que la parole donnée n’a de valeur en pays d’islam que relative c’est à dire qu’elle ne vaut que jusqu’à ce que le rapport de forces soit inversé !

C’est la culture brute et primaire du jihad qui cherche à imposer à l’autre ses lubies et ses règles par la force, la conversion ou la soumission et que les activistes du jihad considèrent comme la seule vraie voie vers Allah contre la culture beaucoup plus intellectuelle de l’ijtihad qui implique un effort sur soi-même de la part de chaque musulman pour accepter l’autre et vivre en bonne harmonie avec lui, toujours dans le but de le convaincre mais sans nécessairement le dominer dans l’immédiat.

L’islam et le monde arabo-musulman au cours de leur histoire, ont constamment balancé entre ces deux cultures selon qu’ils étaient ou non en position de force ou « d’exaltation » donc de « conquête » ou, du moins, de volonté de conquête. Ils ne se trouvent pas aujourd’hui en position de force mais d’exaltation identitaire avec leur refus un peu paranoïaque de la civilisation occidentale, leur espérance de « retour dans l’histoire » après en être sorti pendant des siècles et leur besoin de construction d’une identité propre face à cet « Occident ». Mais dans leur quête existentielle, ils ont pris la mauvaise voie, celle d’une régression islamiste suicidaire dans beaucoup de pays du monde musulman et celle du jihad offensif à l’extérieur plutôt que la voie d’une adaptation au contexte du 21è siècle dans lequel quoi qu’ils fassent, ils devront nécessairement reconstruire leur avenir.

Les jihadistes non seulement ne pourront pas gagner la guerre dans le Dar el Harb car ils n’en ont pas les moyens mais ils la perdront aussi dans le Dar el Islam dont les populations ne les suivront pas même si les différents intégrismes sunnite et chiite ont réussi à entraîner une partie de ces populations dans la régression islamiste.

C’est pourquoi il devient urgent que nous, les Etat occidentaux laïques ou a-religieux à commencer par la France et l’Europe, venions en aide aux Etats et populations arabes et musulmanes qui le demandent, pour éliminer les foyers d’infection jihadistes qui s’épanouissent dans le monde musulman à commencer par Daech et que nous nous décidions enfin, à mettre en œuvre un cadre légal et réglementaire qui définisse strictement quelles sont les conditions que nous mettons à l’acceptation de l’immigration islamique sur notre territoire et à l’exercice du culte ainsi qu’aux pratiques et manifestations de la religion par les fidèles musulmans qu’ils soient français ou étrangers.

A défaut que les musulmans et leurs autorités religieuses n’aient d’instinct et tout naturellement sans qu’on le leur demande, pratiqué et même exigé de leurs co-religionnaires des comportements qui ne risquaient pas d’entraîner de réactions négatives de la population française de souche et donc de susciter des troubles à l’ordre public,

A défaut que les gouvernements successifs aient pris les mesures nécessaires de cadrage quand il le fallait, à d’heureuses mais rares exceptions près comme la règlementation du port du voile ou du niqab,

A défaut encore que nos gouvernants aient fait preuve dans les quatre ou cinq décennies passées, de la fermeté qui s’imposait dans la sanction des contraventions et délits par incurie, par clientélisme politique, par manque de courage ou pire, par une bien-pensance maladive qui confond l’autorité de l’Etat et l’application de la loi avec des manifestations de racisme, xénophobie ou islamophobie du seul fait que les délinquants seraient des immigrés musulmans,

On en vient aujourd’hui en raison de la chienlit qu’on a laissé prospérer depuis des années, à devoir imposer un cadre strict à l’immigration et à la pratique de l’islam où la « tolérance 0 » sera la règle, chaque faute devant être systématiquement sanctionnée et la récidive particulièrement punie afin d’en finir avec la culture de l’excuse. La cohésion nationale et la paix publique sont des impératifs nationaux qu’on ne saurait discuter et qui ont pour corollaire l’autorité de l’Etat.

Cette idée de « cadrage de la pratique et du comportement islamique » comme seul moyen de défendre la cohésion nationale et l’identité française face aux folies conquérantes des adeptes du jihad, se trouve confortée par les déclarations ou écrits de générations d’intellectuels musulmans qui souvent depuis des siècles, désespèrent de « réformer » l’islam devant le blocage des ‘ulémas et juristes qui hésitent toujours à remettre en cause un ’idjma’ figé depuis plus de dix siècles. On regrette par ailleurs que les « autorités religieuses » de l’islam dans le monde mais en France plus particulièrement, ne manifestent pas plus clairement et plus systématiquement leur réprobation morale et leur condamnation théologique des horreurs commises par les fous d’Allah, laissant ainsi se développer dans la communauté musulmane le sentiment que de tels crimes seraient peut être « excusables » et donc « licites » et dans la population française l’idée d’’une certaine complicité passive avec les criminels. Il faut donc que les « autorités » religieuses ou morales de l’islam secouent fortement leur apathie et que les intellectuels musulmans donnent de la voix toujours plus fortement dans le sens d’une réforme ou du moins une adaptation profonde de l’islam à la civilisation moderne. Une dernière tribune vient à ce sujet d’être publiée le 31 juillet dernier par quelques dizaines de personnalités musulmanes françaises ou francophones qui exprimaient leur désir de « vivre leur islam comme tout le monde dans une société laïque », un islam du 21è siècle compatible avec la civilisation du 21è siècle. Tout simplement sans brutalité ni volonté de conquête et sans taqiyya !!

Ce sera le défi du Gouvernement qui prendra les rênes du pays en 2017. Il devra montrer sa force pour n’avoir pas à s’en servir ! Ce ne sera pas de la xénophobie ni de l’islamophobie mais de la bonne politique pour le bien du peuple français et la concorde nationale.

Alain Teyssonnière de Gramont

bienpensance-penserfaux.eu

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Immigration

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