Alain Juppé déteste les juges et n’aime pas les flics

Publié le 25 Octobre 2016

Le livre d’Anna Cabana, “Un fantasme nommé Juppé”, nous éclaire sur la rivalité Sarkozy-Juppé et nous dévoile la face cachée du personnage. A vrai dire, le chouchou des sondages est un monsieur orgueilleux, qui n’aime pas grand monde. Policiers et juges seront ravis de l’apprendre…

Ce que dit Juppé en octobre 2016 sur la police et la justice :

« Les actes de violence ne sont jamais de bonnes manifestations, mais je comprends parfaitement l’état d’esprit de nos policiers aujourd’hui ». « Assurer l’ordre public et la sécurité suppose d’abord une volonté politique et une autorité respectée. Or aujourd’hui l’autorité de l’État n’est plus respectée ».

« Nous avons un président de la République qui passe son temps à dire ce qu’il ne devrait pas dire, de son propre aveu, un gouvernement qui tire à hue et à dia. Comment voulez-vous que ceux qui sont chargés du maintien de l’ordre se sentent soutenus  » ? “Nos policiers sont soumis à un rythme de travail qui est extraordinairement soutenu, il faut attendre la fin du quinquennat pour qu’on se rende compte qu’il aurait fallu recruter des policiers supplémentaires ».

« Je n’encourage naturellement pas à des actes sinon de violence, du moins des actes extrêmes, ce n’est pas le cas. Mais c’est bien beau de dire qu’ils ne devraient pas. Encore faut-il comprendre pourquoi ils se comportent comme cela et leur apporter des solutions », a-t-il dit, prônant également une « réponse pénale qui soit forte ». « Les policiers me disent souvent qu’ils reçoivent de leur autorité des consignes de retenue, presque d’abstention. Or il faut que force reste à la loi ».

« On a par exemple il y a quelques jours supprimé les tribunaux correctionnels pour mineurs récidivistes de moins de 16 ans. C’est un très mauvais signal en matière de politique pénale ».

Ce que disait Juppé à Sarkozy en 2010, souhaitant revenir au gouvernement :

“Je ne veux pas l’Intérieur, je n’aime pas les flics. Pas la Justice, je déteste les juges. Il y a bien l’Ecologie, mais l’élan est passé, l’opinion s’en fiche. Quant à Bercy, c’est un ministère où il n’y a que des coups à prendre : je ne veux pas être celui qui annonce la hausse des impôts. Reste la Défense. Quand Michel Debré est revenu au gouvernement après  avoir été Premier ministre, il a choisi la Défense.”

A part lui-même et le pouvoir, on se demande ce qu’aime Juppé !

Aime t-il seulement la France ? On se le demande !

Jacques Guillemain

ripostelaique.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Juppé

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