Alain Juppé et la peur de la guerre civile

Publié le 21 Octobre 2016

Alain Juppé n’est pas le seul à poser, à propos du danger islamique, la question culpabilisante qui clôt toute possibilité de débat : « Vous voulez donc la guerre civile ? »

Bien sûr que non, nous ne voulons pas de guerre, ni civile ni autre, mais la peur d’un affrontement ne doit pas se résoudre par le renoncement ou la capitulation.

Munich fut un exemple sanglant de ce que les dénis de réalité peuvent engendrer.

L’islamisme conquérant est comme toutes les maladies graves qui se traitent d’autant plus efficacement qu’elles sont prises à leurs débuts.
Pour ce qui nous préoccupe au­jourd’hui, ce ne fut pas le cas, bien au contraire. Depuis près de cinquante ans, soit par cécité politique, soit par idéologie folle, soit par ignorance de la vraie nature du problème, les élites gouvernementales, religieuses, philosophiques ont plongé la tête dans le sable et ont cru régler le problème par des accommodements qui fu­rent autant de défaites.

Résultat : aujourd’hui, nous avons le terrorisme en Europe et la guerre en Afrique septentrionale et au Moyen-Orient.

Que d’erreurs, que de morts, que de ruines, que de malheurs !
Le temps de la lucidité est de nouveau revenu.

Les concessions, ces petites lâchetés de tous les jours, ont fait la preuve de leur inefficacité et, partant, de leur dangerosité.

Les négociations, faute de réel interlocuteur, ont toutes échoué, comme elles ont échoué ailleurs (voir le conflit israélo-arabe). Il faut donc, s’il n’est pas trop tard, prendre le parti de la fermenté. Fermeté sur les exigences communautaires et fermeté encore sur les intrusions indésirables.
Et, si la guerre venait à nous être imposée (peut-être l’est-elle déjà), elle devra être acceptée.

Il nous faut donc nous préparer moralement et matériellement, car la peur, mauvaise conseillère, n’a jamais évité le danger.

 PAUL TURBIER 

les4verites.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France, #Juppé

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