Alstom: une pitoyable communication préélectorale aux frais du contribuable

Publié le 5 Octobre 2016

Alstom: une pitoyable communication préélectorale aux frais du contribuable

Sauvetage artificiel d'Alstom pour éviter un naufrage gouvernemental... pitoyable communication préélectorale sur le dos des ouvriers et aux frais du contribuable.

A l'approche de la présidentielle, les socialistes font avec Alstom ce qu'il savent faire le mieux : appuyer sur le bouton coûteux de la dépense publique, comme ils l'ont fait avec les fonctionnaires, les enseignants, les jeunes, les agriculteurs, les médecins et les chercheurs. Comme toujours sans stratégie, ni cap clair, c'est le contribuable qui paie les errances et l'incompétence du gouvernement.

Pour masquer l'échec industriel du quinquennat et son absence de vision de long terme, le gouvernement décide ainsi d'engager 700 millions d'euros d'argent public pour acheter des TGV dont on n'avait jusqu'à hier... pas besoin ! peu importe ils circuleront sur des lignes régionales limitées à 200 km/h.... Ce tour de passe-passe prolonge certes artificiellement la vie de l'usine Alstom de Belfort pour quelques mois, mais il ne règle en rien la situation de notre industrie ferroviaire, confrontée à des problèmes structurels et à des défis majeurs.

Notre industrie ferroviaire est confrontée à un manque de compétitivité, à une concurrence agressive et déloyale des Chinois et à une forte baisse des dotations aux collectivités locales qui réduisent leur capacité en matière d'investissement.

Où est François Hollande lorsqu'il s'agit de lutter au niveau européen contre le dumping social ? Que fait le Président pour obtenir la réciprocité dans l'accès des marchés publics aux États-Unis, au Japon, en Chine ?

Trouver et mettre en œuvre des solutions de long terme pour soutenir la compétitivité de notre industrie du rail, l'accompagner à l'export est certes plus difficile que de dépenser 700 millions d'euros pour remplir artificiellement un carnet de commandes.

C'est pas cher, "c'est l'État qui paye"... dirait notre Cher Président de la République. Mais l'ETAT c'est nous !

Nadine Morano

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Gouvernement

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jean 05/10/2016 12:32

et aussi remplacer les trams pour des tgv!!!why not?