Avec Alain Juppé, nous mourrons tranquillement !

Publié le 10 Octobre 2016

Avec Alain Juppé, nous mourrons tranquillement !

Monsieur Juppé est un homme charmant. Condamné en appel le 1er décembre 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour « prise illégale d’intérêts », il réussit néanmoins à passer pour une sorte de héros, une victime expiatoire qui aurait subi sans broncher une infamie que méritait plutôt Jacques Chirac, lequel sera d’ailleurs condamné sept ans plus tard à deux ans de prison avec sursis pour les mêmes faits.

Nul doute qu’en 2017, au moment de glisser leurs bulletins dans les urnes, tous les chiraquiens de France et de Navarre (et il paraît qu’ils sont de plus en plus nombreux depuis que l’ex-président ne peut plus nuire) sauront gré au « meilleur d’entre nous » de ce sublime acte de dévouement.

Monsieur Juppé est un homme charmant. En 1993, le pays avait envoyé à la Chambre une majorité écrasante de députés de droite, avec pour mission claire et nette de prendre d’urgence les décisions qui s’imposaient pour redresser la barre d’un navire fort mal gouverné. Que pensez-vous qu’il arriva ? En 1997, soit un an avant la fin de la législature, notre premier ministre (c’était lui), en accord avec son mentor Jacques Chirac, décida… de dissoudre l’Assemblée Nationale. Résultat prévisible, sinon recherché : les Français, écoeurés, renvoyèrent une Chambre de gauche.

Nul doute que la gauche reconnaissante saura le jour venu lui renvoyer l’ascenseur.

Monsieur Juppé est un homme charmant, mais il peut à l’occasion entrer dans de saintes colères. On le vit bien lorsque, en l’an de grâce 2009, le pape régnant, Benoît seizième du nom, s’étant rendu insupportable à beaucoup de nos catholiques bon teint, le maire de Bordeaux prit sur lui de faire entendre sa voix courroucée : « Ce pape commence à poser un vrai problème », tonna-t-il. Miracle : le mauvais pontife fut bientôt remplacé par le bon, et on n’en parla plus.

Nul doute que nos catholiques bon teint sauront s’en souvenir lors des prochaines élections présidentielles.

Monsieur Juppé est un homme charmant. Certes il n’a pas lu le Coran, comme il l’avoue piteusement, mais il répète à qui veut l’entendre que l’islam est compatible avec la République, et que d’ailleurs, même s’il ne l’était pas, nous devrions tout de même nous soumettre à ses exigences, cela sous peine de guerre civile. Or, qui pourrait souhaiter la guerre civile ? De même, lorsqu’un membre de la mafia vient vous mettre à l’amende, auriez-vous l’idée de refuser votre contribution au risque de vous faire égorger, vous et votre famille ?

Nul doute qu’à l’heure du scrutin de 2017, la communauté musulmane de France, consciente de ses intérêts, saura de quel côté faire pencher la balance. Car c’est devenu un secret de polichinelle : au moins depuis François Hollande, élu grâce au différentiel de leur vote, ce sont désormais les musulmans qui font et défont nos présidents. Ils choisiront comme un seul homme le moins mauvais des koufars, celui dont ils sont sûrs qu’il les récompensera dignement, les caressera, les dorlotera, et ainsi leur permettra de se renforcer jusqu’au jour pas si lointain où c’est sur un coreligionnaire que se porteront leurs suffrages.

Monsieur Juppé est un homme charmant. Ni trop à droite ni trop à gauche. Ni trop chaud ni trop froid. Juste à température ambiante. L’homme des accommodements prétendument raisonnables. Avec lui nous mourrons tranquillement, sans même nous en rendre compte. « Droit dans nos bottes », si nous pouvons.

Denys Asconius

ripostelaique.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Juppé

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Dave 10/10/2016 18:44

Excellent !!