Bernard Cazeneuve, ou la lâcheté en politique

Publié le 11 Octobre 2016

Bernard Cazeneuve
Bernard Cazeneuve

Bernard Cazeneuve est emblématique de la lâcheté en politique. Le ministre de l’Intérieur, toujours réticent à nommer l’islamisme dans les actes de terreur commis au nom d’Allah, est également incapable de désigner comme assassins, meurtriers ou criminels en puissance ceux qui, samedi, ont tenté de brûler vifs quatre policiers préalablement coincés dans leurs deux voitures, à Viry-Châtillon (Essonne). Invité à commenter, ce lundi sur RTL, cette montée en puissance de la violence dans les cités, Cazeneuve s’est contenté d’évoquer une "bande de sauvageons", alors même que la vie d’une des victimes ne tient qu’à un fil. Invité à préciser sa pensée, il a parlé d’une "attaque barbare, sauvage, destinée à tuer". Le premier flic de France, qui sait être cinglant quand il s’agit d’épingler ses adversaires à droite, a délibérément choisi, en l’occurrence, de ménager ses accusations contre la quinzaine d'encagoulés qui ont cherché à tuer des policiers en uniformes. Parler de sauvageons, en reprenant un mot lancé par Jean-Pierre Chevènement en 1998 pour désigner de jeunes délinquants, revient à édulcorer l’extrême gravité des actes commis contre des représentants de la République. Ce terme anodin (pourquoi pas canaillous ?) révèle la scandaleuse bienveillance du gouvernement contre ces insurgés et leurs guérillas. Alors que la police est vue comme une présence étrangère dans de nombreuses cités sous tension, Cazeneuve laisse comprendre, dans sa mièvrerie affichée, qu’il récuse aussi cette réalité. Contre les ennemis de la France, le pouvoir garde la tête dans le sable.

Certes, Manuels Valls a tenté de corriger l’angélisme de son ministre. Dans sa tournée des commissariats de l’Essonne, le premier ministre a déclaré : "Nous sommes là pour vous dire notre détermination à combattre le crime, cette violence à l’état sauvage. Ces individus ont voulu tuer vos collèges, je vous l’atteste". Cependant, ces mots resteront creux tant que le gouvernement ne prendra pas la mesure de la gravité de la fracture qui sépare désormais ces territoires perdus du reste de la République. Maintenir Cazeneuve à l’Intérieur avalise un aveuglement officiel. Il est vrai que la gauche multiculturelle et pro-immigration est largement responsable des fauves qu’elle a couvés en exacerbant leurs ressentiments. Parler de sauvageons est aussi une manière de faire comprendre que ces tueurs, bras armés parmi d’autres de la guerre civile qui vient, seraient d’abord des laissés pour compte d’une société qui n’a su les élever. Le député (PS) Benoît Hamon est dans cette confusion quand il dit ce matin : "La vraie gangrène des quartiers est l’économie du cannabis". Non. La vraie gangrène des quartiers est la contre-société qui s’y est créée. Elle entretient des liens étroits entre la délinquance et l’islamisme. Et le vrai danger pour la France est chez ceux qui prétendent la défendre, mais ont déjà rendu les armes.

Ivan Rioufol

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Gouvernement

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Charles 11/10/2016 09:05

Il faut que ces "politicards" fassent ce que l'on fait à l'école, un "stage d'observation".
Un politique qui aspire à devenir ministre de l'intérieur, se doit, au moins d'avoir une connaissance du milieu qu'il va devoir administrer.
Cazevide devrait passer un mois ou deux de stage dans différentes brigades et services, et "vivre leur vie" ... et si son cerveau n'est pas trop "embrumé" peut-être qu'il commencerait à avoir des réactions "normales"..
Ce mec est COMPLETEMENT déconnecté de la réalité, comme le sont tous ces "politicards" ...