Digne-les-Bains: Belahdj Mehidi menace un magistrat en faisant l'apologie d’un acte de terrorisme

Publié le 13 Octobre 2016

Digne-les-Bains: Belahdj Mehidi menace un magistrat en faisant l'apologie d’un acte de terrorisme

«Je vais vous tuer, faire ce que je dois faire au nom d’Allah. Quand je sortirai je vais la buter… Ils me gâchent la vie… Je leur ferai payer… Je vais en tuer du monde. »

Belahdj Mehidi, un maçon manosquin de 31 ans, reconnaît bien ses propos, d’une rare agressivité, tenus en garde à vue le 5 octobre dernier et qui lui valent une prévention pour apologie d’un acte de terrorisme. Une parmi les cinq infractions dont il doit répondre devant le tribunal correctionnel, présidé par Géraldine Frizzi, assistée de Karine Aniort et Dina Dubois Gombert.

« C’était sur le coup de l’énervement », plaide à la barre cet homme à l’allure élancée, souffrant d’une psychose schizophrénique, « qui se prend pour Ben Laden », d’après l’expert psychiatrique. Il a déjà été condamné à 19 reprises par la justice pour des faits de vols, de violences de non-respect du code de la route, qui lui ont valu huit incarcérations.

Tout commence le 24 juin 2016, vers minuit, quand des policiers marseillais arrêtent une voiture circulant à 131 km/h au lieu de 90.

À bord du véhicule, qui s’avère volé, la compagne et la sœur de Mehidi déclarent qu’elles se déplaçaient via le site Blablacar… Car le chauffeur s’est enfui à la vue des policiers. Et quand bien même un policier, qui l’avait déjà interpellé, le reconnaît, aujourd’hui Mehidi nie avoir été au volant ce soir-là.

Le 2 juillet 2015, une voiture remonte une fille de voitures sur la ligne blanche à Manosque, avenue De Lattre de Tassigny. Les policiers interpellent Mehidi le bras attaché à une perfusion… Il vient de sortir dans autorisation de l’hôpital et conduit sans permis. C’est la seule infraction, avec les menaces de morts adressées aux policiers dignois et à la magistrate du Parquet, que Mehidi reconnaîtra.

« J’assume les erreurs que j’ai commises, mais pas toutes celles que l’on veut me faire porter », lance le prévenu, interpellé une dernière fois le 5 octobre, après un rodéo automobile sur le rond-point du 11-Novembre à Digne et qui nie en être l’auteur.

Toujours est-il que le multirécidiviste se retrouve condamné une fois de plus et conduit à la maison d’arrêt. C’est là ce moment-là qu’il va tenir des propos qualifiés d’apologie d’un acte de terrorisme, auxquels il va ajouter des menaces de mort à l’encontre d’une adjointe du procureur de la République.

ledauphine.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France, #Justice

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