François Hollande : une politique cache-misère

Publié le 5 Octobre 2016

François Hollande : une politique cache-misère

Hollande est candidat. Tout le monde en est convaincu. Un prix à New-York prétend en faire le meilleur Chef d’Etat du monde et lui donne le droit apparent de jouer les donneurs de leçons à la tribune des Nations Unies. La France réussit enfin à vendre son avion « Rafale ». Marissol Touraine, le regard halluciné, annonce la fin du trou de la sécurité sociale. Le Président passe d’un discours à un autre, sur un nuage qui feint d’ignorer une impopularité record. Aucune de ces bonnes nouvelles ne semble dérider le public qui n’y croit plus et attend sans enthousiasme l’épisode suivant dont les acteurs manquent de fraîcheur et le scénario de nouveauté. Chaque redémarrage de la campagne « Hollande » déjà lancée paraît voué à l’échec tant les doutes voire les ricanements accompagnent ce qui chaque jour fait ressembler l’équipage présidentiel à une ambulance. Faute, pour la France, d’accepter un transfert massif de technologie et d’une partie des fabrications à domicile, la commande indienne s’est allégée, de 126 à 36 avions. Elle reste néanmoins liée à des investissements français dans l’industrie indienne ( 50% du contrat ).

La réduction du déficit de la Sécurité Sociale est un trompe-l’oeil qui ne trompe personne et surtout pas la Cour des Comptes qui l’a dénoncé. Les mesures prises sous la présidence précédente pour le recul de l’âge de la retraite, que l’opposition d’alors avaient refusées, en assurent une bonne part puisque la branche vieillesse du régime général sera excédentaire en 2016. Encore faut-il rappeler que le minimum vieillesse et la prise en compte de la retraite des chômeurs dépendent du Fonds de Solidarité Vieillesse qui sera en déficit de 3,8 milliards en 2017. Lorsque la Ministre annonce 400 millions en 2017 pour 3,4 milliards cette année, il est plus juste de parler de 3,8 milliards ! Les autres causes de cette amélioration de surface résident aussi dans les efforts excessifs demandés aux hôpitaux où les conditions de travail se détériorent et les agressions se multiplient. Chez les socialistes, désormais, la comptabilité arithmétique l’emporte sur l’esprit du service public. Mais cela ne les empêche nullement de poursuivre leurs politiques idéologiques les plus pernicieuses, avec l’Aide Médicale d’Etat qui accorde le bénéfice de la CMU aux immigrés clandestins et constitue un appel au flux migratoire incontrôlé, ou avec la destruction de la politique familiale où se situe peut-être le seul aspect persévérant de leur action depuis 2012. Remboursement des avortements, de la contraception des mineures, abaissement du plafonnement du quotient familial, modulation des allocations en fonction des revenus sont soit des couvertures moralement ineptes, soit des économies injustes qui frappent ces Français qui sont appelés à payer deux fois par leurs impôts et leurs dépenses tout ce qu’ils font. Si la famille devrait être la première préoccupation d’une stratégie tournée vers l’avenir du pays, on voit à quel point ce mandat présidentiel qui a fait du mariage unisexe sa grande réforme n’en a aucun souci. Là encore, il s’agit de faire des économies d’affichage. Le pouvoir ressemble de plus en plus à ce domestique qui met la poussière sous le tapis en espérant que son patron, le peuple, ne le licenciera pas. La dette de la Sécurité Sociale sera, elle, de 156 Milliards d’Euros. Elle est sous le tapis de la Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale, financée depuis sa création en 1996, par la Contribution au Remboursement de la Dette Sociale et par une partie de la CSG. Cette mesure provisoire sans cesse prolongée devrait cesser en 2024. Qui y croit sincèrement ?

L’annonce de la diminution du PIB au second trimestre, et sans doute de la récession au 3e, de même que la montée du chômage au mois d’Août, indiquent qu’aucune des difficultés de notre pays n’a été résolue. La justification qui est donnée au recul de l’emploi, les conséquences du terrorisme sur notre tourisme, n’arrange rien puisqu’elle souligne l’incapacité de l’Etat à assurer la sécurité et l’absurdité d’une politique qui additionne une participation ostentatoire à des actions militaires dont on perçoit mal les résultats à une politique favorable à une immigration dont on voit parfaitement les dangers. Dans quelques mois, les Français vont se donner un nouveau Président. L’entourage de l’actuel locataire de l’Elysée se démène pour échapper à la noyade. Valls songe sans doute à 2022. Le Maire de Lyon pense à Macron qui n’a rien fait et n’est pas socialiste, deux qualités incontestables. Les Français ont un bon souvenir de Chirac et peut-être de son Premier 1er Ministre. On s’évertue à leur en donner un fort mauvais de Sarkozy. Député sous l’un et sous l’autre, je me souviens surtout des réformes qu’ils n’ont réalisées ni l’un ni l’autre et que, pour ma part, je défendais. Y a-t-il en Europe un pays doté de tant d’atouts qui a été plus mal gouverné depuis près de quarante ans ?

Christian Vanneste

ndf.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Hollande, #Gouvernement

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