Un homme de 82 ans en garde-à-vue pour avoir fait fuir des voleurs

Publié le 11 Octobre 2016

Un homme de 82 ans en garde-à-vue pour avoir fait fuir des voleurs

L’homme de 82 ans a surpris deux cambrioleurs à son domicile de Laroque-d’Olmes (Arriège). Il a alors tiré en l’air avec une arme à feu pour les faire fuir. Malheureusement c’est lui qui s’est retrouvé en garde-à-vue. Les cambrioleurs sont toujours en fuite.

«J'ai tiré en l'air pour effrayer les cambrioleurs qui ont enjambé la haie et disparu de ma vue.» a confié Jean-Pierre Tricoire au journal de La Dépêche, encore sous le choc.

Deux individus ont profité de l'absence du couple de retraités pour pénétrer dans leur maison masquée par une haie, dans un secteur isolé de Laroque. Alors que les deux voleurs étaient en train de mettre à sac la maison, la petite fille du couple s’est mise à crier en découvrant le désordre dans la maison. Alertée, Mme Tricoire se met à crier également en voyant les deux individus sortir précipitamment de la maison. Inquiet, l'octogénaire se saisit d'une arme à feu. C'est alors qu'il «tire en l'air pour effrayer les cambrioleurs» qui ont réussi à prendre la fuite avec au moins un sac à main, explique-t-il au journal.

Les gendarmes montent jusqu'au logement pour effectuer les premiers constats. Jean-Pierre Tricoire se rend à la gendarmerie pour déposer une plainte. Et là que tout bascule. La procédure judiciaire normale prévoit un placement en garde à vue après l'usage d'une arme dans ces circonstances. L'octogénaire se voit contraint alors de rester à la gendarmerie durant la nuit pour être entendu.

«Lors de mon dépôt de plainte, j'ai été choqué de la garde à vue mise en place à mon égard, vu mon âge, car je ne faisais que protéger mes biens et ma famille», explique-t-il, encore sous le choc. Les procédures ont été respectées, indique-t-on du côté des autorités avec l'examen de l'octogénaire par un médecin notamment. M. Tricoire, soutenu par sa famille et des élus de la commune, a été remis en liberté samedi après-midi. Mais l’acte de procédure passe mal dans son entourage et dans la population. Surtout que les deux cambrioleurs, eux, courent toujours.

«Après quelques heures de la fin de ma garde à vue, je comprends mieux la procédure employée», affirme-t-il. Quant aux deux cambrioleurs, ils sont activement recherchés par les gendarmes, souligne-t-on du côté des autorités.

Patrick Laffont, le maire de Laroque, ne veut ni dramatiser, ni minimiser. «On a évité le pire. Il n'aurait pas dû tirer, mais c'est regrettable qu'il se soit retrouvé en garde à vue, vu le contexte et son âge. Tout le monde est unanime pour dire qu'on n'aurait pas dû le garder à vue, mais la procédure normale en vigueur a été légalement appliquée. Je regrette bien sûr qu'on n'ait pas pu éviter la garde à vue.»

valeursactuelles.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Faits-divers

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Charles 11/10/2016 12:55

Ah ... j'oubliais....le maire, P. Laffont dit "...........il n'aurait pas dû tirer ..........." donc il aurait dû faire quoi ??
1) Allumer la lumière pour qu'ils voient mieux, les pauvres chéris ...
2) leur offrir un café ou un digestif ???
3) les menacer de son arme au risque que la situation ne s'envenime, et que là, oui il, y ait des blessés ou morts ..

Messieurs les politiques et autres legislateurs....je ne vous souhaite qu'une chose: que vous soyez confrontés à la même situation, et alors .. on rira bien ...
Ceci dit, çà ne risque pas de vous arriver, protégés que vous êtes, avec notre argent en plus !!!!!
Ras-le-bol !

Charles 11/10/2016 12:44

J'espère que les voleurs lui rendront visite quand il sera en prison....
Ce que je comprends donc, il ne faut pas faire de bruit en tirant en l'air pour effrayer les voleurs, mais leur tirer dedans avec un silencieux ....
J'ai bon ??????

jean 11/10/2016 12:27

des lois de tares pour le benefice de la racaille!!!!bravo!