La nation, otage de la guerre civile qui vient

Publié le 21 Octobre 2016

"Nous sommes menacés de guerre civile", reconnaît à son tour Jean-Pierre Chevènement (lundi, RTL), observant l’agressivité de l’islam radical. François Hollande ne le dit pas ainsi, mais il confie en privé (1) : "C’est quand même ce qui est en train de se produire : la partition (de la France)." L’affrontement d’une société fracturée est admis par ceux qui ouvrent les yeux. Le week-end dernier, des scènes d’intifada se sont déroulées au Val Fourré, à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Lundi, devant un lycée de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), des policiers ont subi des tirs de mortiers artisanaux tandis que la proviseur était agressée par la racaille ; scènes banales. Face à ces provocations qui montent en puissance, l’État reste désarmé. Mardi, la ministre de l’Éducation a incité les professeurs agressés à "déposer plainte". " Calmer le jeu " est le refrain de ceux qui redoutent le pire. Quitte à baisser la garde.

Au nom de la "paix civile", défendue par Alain Juppé, beaucoup de politiques sont prêts à répondre favorablement aux exigences de l’islam conquérant. Un nouveaudéshonneur français se profile chez ceux qui considèrent la nation, assimilatrice et indivisible, comme un obstacle à l’épanouissement de la civilisation musulmane.Manuel Valls assure, lundi, que l’islam est "une partie indissociable de nous-mêmes, de notre culture et désormais de nos racines". Cependant, le premier ministre oublie que cet invité de fraîche date ne reconnaît que la communauté des croyants (l’oumma). "Les islamistes détestent la nation ", rappelle le géopolitologue Frédéric Encel (2). Or nombreux sont les pacifistes qui, à l’instar de ceux des années 1930 qui se perdirent dans la collaboration, sont prêts à des "accommodements raisonnables" et à des " apaisements" avec une idéologie totalitaire. La résistance ne viendra pas d’eux.

La tentation de la capitulation est telle qu’une partie de l’Église invite, dans un document affligeant de lâcheté signé par la Conférence des évêques de France(CEF), à "réfléchir au concept de nation" pour satisfaire l’islam dominateur.

Ivan Rioufol

(1) "Un président ne devrait pas dire ça… ", Stock.

(2) Géopolitique de la nation France , avec Yves Lacoste, PUF.

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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