Mantes-la-Jolie: échauffourées après un guet-apens contre des policiers

Publié le 17 Octobre 2016

Appelés vers 22h30 pour une fausse alerte à une voiture brûlée, les agents de la brigade anticriminalité ont fait face à une centaine de jeunes qui s'en sont pris à leur véhicule à coups de cocktails Molotov et de jets de projectiles.

Jets de cocktails Molotov et projectiles: des policiers ont été pris dans un guet-apens suivis d'échauffourées avec une centaine de jeunes dans le quartier sensible du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, dans la nuit de samedi à dimanche. Ces incidents n'ont pas fait de blessé ni entraîné d'interpellation dans l'immédiat.

Vers 22H30, la police est appelée dans la cité du Val-Fourré, dans l'ouest de la ville, pour une fausse alerte à une «voiture brûlée». Arrivés sur place, les agents de la brigade anticriminalité (BAC) font face à une centaine de jeunes, qui s'en prennent à leur véhicule à coups de cocktails Molotov et de jets de projectiles. «Heureusement, sans parvenir à y mettre le feu», souligne la source policière. Les renforts reçoivent le même traitement à leur arrivée. Alors que les échauffourées se déroulent dans l'obscurité puisque les lampadaires sur la voie publique ont été cassés, la cinquantaine de policiers mobilisés parvient à repousser le groupe de jeunes avec des tirs de Flash-ball et de grenades lacrymogènes.

Les jeunes décident alors de se rendre sur la dalle du Val-Fourré, pour s'en prendre au bâtiment annexe de la mairie, brisant des vitres à coups de jets de projectiles. La police parvient à les disperser avant qu'ils ne puissent pénétrer dans le bâtiment, vers 1 heure du matin. L'enquête à été confiée au commissariat de Mantes-la-Jolie.

Ces incidents interviennent une semaine après la violente attaque au cocktail Molotov qui a blessé quatre policiers, dont deux grièvement, à Viry-Châtillon dans l'Essonne, près de la cité sensible de la Grande Borne, à Grigny, une commune limitrophe. Une dizaine de personnes «cagoulées», selon les autorités, avaient brisé les vitres de deux véhicules de police et les avaient incendiés en tentant de bloquer les policiers à l'intérieur. Le pronostic vital d'un adjoint de sécurité de 28 ans grièvement brûlé était «toujours engagé» samedi, tandis qu'une gardienne de la paix de 39 ans devait sortir de l'hôpital «lundi ou mardi», selon une source policière.

lefigaro.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Faits-divers

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