Migrants à Paris: Les habitants et commerçants n'en peuvent plus

Publié le 29 Octobre 2016

Migrants à Paris Habitants excédésDepuis une semaine, le nombre de migrants présents dans le 19e arrondissement de la capitale a bondi. Habitants et commerçants n'en peuvent plus.

Les services de police appellent ce coin de Paris le « triangle des migrants ». Situé au nord de la capitale, aux alentours de la place Stalingrad, ce territoire est en effet délimité par trois campements. Sous le viaduc du métro : trois rangées de tentes abritent des familles érythréennes et soudanaises. Le long du canal Saint-Martin, quai de Jemmapes, des Afghans et des Syriens cohabitent sous des abris de fortune. Le long du bassin de la Villette et de l'avenue de Flandre enfin : des Somaliens et des Soudanais, encore, ont créé un « village » de cabanes en carton et en toile plus ou moins imperméables.

Les habitants de l'arrondissement tirent aujourd'hui la sonnette d'alarme. « La situation n'est plus vivable. La nuit, des bagarres éclatent. Les rues sont dans un état déplorable. On a recensé des cas de gale et aussi de tuberculose parmi les migrants qui vivent dans des conditions d'hygiène déplorables. Nous ne pouvons pas continuer ainsi », confie Marie Léon, 50 ans, qui habite non loin de là.

Un impact économique négatif

Les habitants ne sont pas les seuls à se plaindre. Les commerçants imputent aux migrants la baisse de leur chiffre d'affaires. « Mon activité s'est effondrée. Et ce n'est pas lié à la crise. J'ai une deuxième affaire dans un autre quartier qui marche très bien. C'est bien à cause de la présence des réfugiés que mes clients n'osent plus venir », note David Kanda, 34 ans, patron d'un cabinet de tatouage, avenue de Flandre. Plusieurs commerçants chiffrent entre 30 et 40 % la diminution de leur activité depuis l'ouverture de ces bidonvilles. « Et nous sommes plusieurs à craindre de devoir fermer boutique », évoque une esthéticienne qui se cadenasse dans son salon de crainte d'une agression.

Habitants comme commerçants confient éprouver « le sentiment d'être abandonnés » par les pouvoirs publics. 

À la Mairie de Paris, on se défend de rester les bras croisés. « Des maraudes sont organisées, les services de nettoyage sont mobilisés et des sanitaires ont été installés pour éviter que les migrants n'urinent dans les cages d'escalier », indique-t-on dans l'entourage de Dominique Versini. « Il n'empêche. Je retrouve régulièrement mon hall d'entrée souillé le matin »,

lepoint.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Immigration

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