Présidentielle 2017: le programme de Nicolas Sarkozy

Publié le 20 Octobre 2016

Lutte contre le terrorisme, maîtrise des dépenses publiques, réduction du nombre de fonctionnaires : le point sur les propositions de Nicolas Sarkozy.

 

Une baisse de la dépense publique

Nicolas Sarkozy affiche sa volonté de réduire simultanément la dépense publique de 100 milliards d'euros et les impôts de 40 milliards. Ce plan de réduction sera voté «dans les trois mois qui suivront l'élection présidentielle», Le candidat affiche aussi sa volonté de supprimer l'ISF et de baisser les impôts de 40 milliards.

Réduire le nombre de fonctionnaires

Nicolas Sarkozy annonce une baisse de 300.000 fonctionnaires tous les deux ans. Il souhaite aussi porter la durée de travail légale dans la fonction publique à 37 heures, qui seront «payées 37».

Suspendre le regroupement familial

Le candidat veut suspendre le regroupement familial, «tant que la nouvelle politique d'immigration ne sera pas mise en œuvre au plan national comme européen». Cette mesure avait été mise en place par Valéry Giscard d'Estaing en 1976. Autres mesures prônées par l'ancien chef de l'État, un arrêt de l'immigration économique «pendant le prochain quinquennat» et la révision du droit du sol.

Réorganiser les accords du Touquet

«Les accords du Touquet doivent être renégociés». Ce texte, signé en 2003, permet aux agents français de faire des contrôles en Angleterre et aux agents anglais de faire des contrôles en France. Déplaçant en quelque sorte la frontière britannique sur le sol français. Pour sortir de la crise migratoire, l'ancien chef de l'État prône «le rétablissement des frontières».

Réorganiser l'islam en France

Nicolas Sarkozy souhaite «organiser l'islam» en France en demandant au Conseil français du culte musulman «d'habiliter les imams sous le contrôle du ministère de l'Intérieur». Il veut voir interdits les signes extérieurs d'appartenance religieuse sur les lieux de travail et à l'université.

Réformer la justice

Nicolas Sarkozy souhaite lutter contre les récidives en appliquant des majorations automatiques des peines à partir de la quatrième condamnation. La majorité pénale serait abaissée à 16 ans et l'application des peines confiée au parquet.

Le placement en rétention des «fichés S»

Pour lutter plus spécifiquement contre le terrorisme, il préconise le placement en centre de rétention ou sous surveillance électronique de tous les individus fichés et susceptibles de constituer une menace. Les «condamnés djihadistes» seront placés en centre de déradicalisation «à leur sortie de prison», ainsi que les «individus en voie de radicalisation». Les perquisitions administratives de jour et de nuit seront pérennisées au-delà de l'état d'urgence et une «cour de sûreté antiterroriste» avec un parquet spécialement dédié sera instituée.

La défense, «priorité absolue»

Nicolas Sarkozy veut consacrer 2 % du budget à la défense d'ici 2025. Il s'oppose à l'idée d'une défense européenne commune, «contraire au principe d'indépendance nationale», et refuse de mettre à disposition des 28 le «feu nucléaire» français.

Union européenne: un traité de refondation

Nicolas Sarkozy veut transformer deux points: les compétences des institutions communautaires ainsi que leur fonctionnement. Afin d'optimiser la gouvernance de la zone euro, Nicolas Sarkozy propose la création d‘un fonds monétaire européen et d'un secrétaire général du gouvernement économique.

 Autonomie des établissements scolaires

Abrogation de la réforme des rythmes scolaires, augmentation du temps de présence des enseignants, autonomie des établissements scolaires et création d'un CP+ avec «encadrement renforcé» sont au programme de la réforme de l'éducation préconisée par Nicolas Sarkozy.

Abroger le tiers-payant

En matière de santé, le tiers payant sera abrogé et les rémunérations à l'acte seront modulées en fonction de critères de santé publique comme la zone géographique. Une «aide à l'hébergement» est également proposée pour «les personnes âgées en maison de retraite, récupérable sur succession».

lefigaro.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Sarkozy

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