Nos policiers sont envoyés au massacre par leur ministre Cazeneuve

Publié le 12 Octobre 2016

Nos policiers sont envoyés au massacre par leur ministre Cazeneuve

Le drame qui s’est déroulé samedi 08/10/2016 à Viry-Châtillon (Essonne) relève de la guerilla urbaine, au point de dépasser la dernière fiction de l’écrivain Laurent Obertone. La mission de l’équipage de police pris initialement pour cible était d’assurer la protection d’une caméra de vidéo-surveillance : un comble !

L’utilisation d’un équipage de police comme s’il s’agissait de simples vigiles pour assurer la surveillance d’un bien public là où le bon sens dicterait d’envoyer des effectifs de la Brigade Anti-Criminalité en surveillance pour interpeller en flagrant délit les auteurs de dégradations multiples est en soi une démonstration de l’absence de volonté d’assurer efficacement la sécurité.

A l’heure où les violences perpétrées à l’encontre des forces de l’ordre se multiplient dans un contexte de violences urbaines inégalé depuis 2005, force est de constater qu’une fois encore le phénomène lié au sentiment d’impunité d’une partie de la population qui n’hésite pas à passer à l’acte avec une détermination grandissante n’est pas anticipé.

Le bilan est lourd : un policier grièvement brûlé et plongé dans le coma, un autre brûlé aux mains et très choqué, et une policière qui a reçu des coups de poings au visage. Trois policiers sauvagement agressés par un groupe d’individus qui en voulaient manifestement à leur vie, et qui voient pourtant les auteurs qualifiés de simples « sauvageons » par Bernard Cazeneuve.

Ce sont pourtant bel et bien des assassins qui sont passés à l’acte, et si les projectiles incendiaires lancés directement sur le corps des policiers ne les ont pas tués, c’est d’abord et avant tout grâce à leur réactivité. A ce stade de l’enquête, la préméditation ne fait aucun doute.

Beaucoup s’interrogent quant au fait que les policiers n’ont pas fait usage de leur arme de service, ce qui eut été parfaitement justifié, et légitime. La raison en est pourtant très simple, mais beaucoup l’ignorent : la peur d’être sanctionné a aujourd’hui largement pris le pas sur la nécessité d’agir au sein des fonctionnaires de la police nationale.

Cette réalité, je l’ai dénoncée lors de mon interview le 05/10/2016 accordée à TV Libertés, sans langue de bois ni complaisance à l’égard de nos dirigeants politiques auxquels se soumet une partie de la hiérarchie policière.

A quoi sert de doter les policiers d’une arme de service dès lors que les criminels savent qu’ils ne l’utiliseront sous aucun autre prétexte que de se faire braquer par une arme à feu ? Et encore, je suis certain qu’une partie de mes collègues en arriveraient à hésiter dans ce cas (des fois qu’il s’agisse d’une arme factice).

A force de recevoir des instructions visant à acheter la paix sociale dans des quartiers devenus de véritables poudrières, de parfaites zones de non droit, consistant à ne pas intervenir pour certaines infractions afin de ne pas envenimer la situation, les policiers sont devenus malgré eux de simples figurants, et des cibles faciles. C’est inacceptable.

Le réarmement moral des forces de l’ordre est un enjeu de société, l’Etat doit retrouver son autorité, nul ne doit pouvoir se sentir au dessus des Lois dans quelque partie de notre territoire où il vit. Cela ne pourra se faire que sous certaines conditions, qui relèvent de la seule volonté politique :

  • Les sanctions prises à l’encontre des auteurs de violences urbaines (mais aussi de tous les actes de délinquance) doivent être exemplaires, rapides et certaines. La lutte contre l’économie souterraine, et en particulier le trafic de stupéfiants, véritable gangrène de nombre de nos territoires, doit devenir une priorité nationale.
  • Les policiers doivent bénéficier systématiquement de la présomption de légitime défense, et l’usage de leur arme de service dédiabolisé par leurs instructeurs. Les trois tirs annuels obligatoires auxquels ils sont astreints doivent être ramenés à un entrainement par mois, ce qui est un minimum.
  • Les préfets et la hiérarchie policière responsables des instructions données, contraires à la sécurité des Français, première des libertés, et donc de l’intérêt général, devront être sanctionnés et remplacés par des hommes et des femmes n’ayant pour seule ambition que d’assurer leur mission régalienne avec pour seule préoccupation la notion de service public.

Sans la mise en place de ces premières mesures, toute politique sécuritaire n’aboutira qu’aux mêmes résultats que ceux que nous ne cessons de vivre, avec une inévitable escalade de la violence.

D’ici là, nous souhaitons un prompt rétablissement à ceux qui sont honteusement utilisés comme service d’ordre politique, quand ce n’est pas comme des fusibles, face à la lâcheté de notre exécutif, le pire que nous ayons connu de mémoire policière.

Sébastien JALLAMION

ripostelaique.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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