Soutien au général Piquemal

Publié le 12 Octobre 2016

Général Piquemal
Général Piquemal

Le 6 février dernier, le gé­néral Christian Pique­mal était arrêté à Ca­lais, alors que la dispersion de la manifestation, interdite par le préfet et à laquelle il participait, se déroulait dans le calme et qu’il s’apprêtait à rejoindre son véhicule.

Après une garde à vue éprouvante et une hospitalisation à l’hôpital de Calais, il était libéré 48 heures après et son jugement, en comparution immédiate, repoussé au mois de mai.

Le ministre de la Défense ordonnait au chef d’état-major de l’Armée de Terre la constitution d’un Conseil de discipline pour engager une procédure visant à sa radiation des cadres.

Alors que le général Christian Piquemal était relaxé des faits du code pénal retenus contre lui par le tribunal de grande instance (TGI) de Boulogne-sur-Mer, par décision du 26 mai 2016, et que, de surcroît, le Parquet ne faisait pas appel de cette décision, il semble que les autorités politiques et notamment le chef des armées, en la personne du Pré­sident de la République, n’aient pas apprécié cette absence de condamnation et n’aient pas eu la sagesse de faire preuve de magnanimité.

En effet, après l’avis rendu par le Conseil Supérieur de l’Armée de Terre (CSAT) – et dont personne ne connaîtra les termes – devant lequel le général Piquemal a comparu le 14 juin 2016, il a été radié des cadres par mesure disciplinaire prise par décret du 23 août 2016, signée par le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de la Défense et non publiée au Journal Officiel (JO).

Après la relaxe prononcée par les magistrats, cette radiation apparaît comme un désaveu de l’institution judiciaire

Atteint dans son honneur et sa dignité, le général Christian Piquemal a décidé d’engager une procédure de recours de­vant le Conseil d’État, afin que la juridiction administrative censure cette radiation comme disproportionnée, excessive, mal motivée et en contradiction totale avec les attendus du jugement de Boulogne.

Au-delà de cette décision arbitraire, vexatoire, et humiliante qui frappe injustement cet officier général ayant servi durant toute sa carrière l’État et la Nation avec loyauté et dévouement, c’est l’armée française qui, par voie de conséquence, est heurtée et atteinte dans son honneur.

Car, à l’évidence, on a voulu, en faisant un exemple, priver les officiers généraux de leur liberté d’expression qui dérange et qui serait contraire à leur devoir de réserve.

Mais est-ce dénier le devoir de réserve que de dénoncer des faits inacceptables dans un État de droit, alors que la responsabilité de la situation déplorable, notamment à Calais, incombe to­talement au pouvoir politique in­capable de garantir l’intégrité du territoire face à l’entrée illégale de milliers de clandestins ?

Le Président de la République en est pourtant le garant, conformément à l’article V de la Constitution. Peut-on être surpris qu’un officier général, attaché à la légalité et au respect du règlement, dénonce précisément le non-respect par l’autorité po­litique de l’état de droit qui fon­de notre démocratie ?

Qui est le plus coupable ? Ce général, révolté, qui a enfreint une interdiction de manifester, ou ceux qui ne font pas appliquer la loi et participent à l’aggravation de la situation ?

En réalité, devant l’abandon par l’État de ses responsabilités ré­galiennes, les lois de la Répu­blique n’étant pas respectées, le général Piquemal s’était rendu à Calais pour constater l’impuissance, le renoncement, voire la capitulation des pouvoirs pu­blics face à la chienlit, assurant ainsi un rôle de lanceur d’alerte qui mériterait d’être protégé et non sanctionné.

Un comité de soutien est donc créé pour engager un combat noble et déterminé, ayant pour objectif de rendre son honneur au général Christian Piquemal et obtenir sa réhabilitation et sa réintégration.
Un appel est lancé aux personnalités du monde militaire et tout d’abord à ses pairs, les généraux en 2e section qui doivent manifester leur solidarité, mais également au monde civil (parlementaires, élus, personnalités politiques et des médias, personnalités du monde des arts et des lettres…).

Pour un soutien massif et une adhésion à la démarche de ce comité, il convient de communiquer ses nom, prénom, fonction précédés de la mention « Je soutiens le général Piquemal » à l’adresse : <comitesoutiengalpiquemal@yahoo.com>.

Antoine Martinez
Général (2s)
Président du comité de sout
ien

les4verites.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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poilagrater 12/10/2016 08:21

a vos ordres mon GENERAL mort aux cons !!!